samedi 26 mars 2016

Un goût de paradis...

Un commentaire sur une rando du site randopiton ayant attisé ma curiosité, je me mets tôt en route ce matin pour aller voir par moi-même...
Je quitte la 4 voies, monte dans les champs de canne, tourne sur une route forestière... mais où vais-je ?? Patience, voilà un indice :


En fait je ne sais pas si ça aide beaucoup... Je poursuis ma route...


La forêt est assez dense, mais parfois une trouée et on voit au loin :


C'est vrai que ça a un petit air de Bébour-Bélouve, mais non !!


 On monte imperceptiblement et on voit jusqu'à la côte. Mais laquelle ??


En fait aujourd'hui, je ne suis pas là pour le paysage, mais pour ça :


Est-ce dû à la saison des pluies bien pluvieuse ? Certains sont gros, d'autres énormes ! On était plutôt habitué à une taille comme celui de droite...


Je gare ma voiture au terminus de la RF. Je prends ma gaulette et deux seaux et c'est parti. Vous ne savez toujours pas où je suis...


Un accès par la route, du soleil, une vue sur la côte, des fougères arborescentes... ce n'est pas évident...


C'est vrai que je n'y suis venue qu'une fois, et c'était il y a 6 ans ! Et comme il avait majoritairement plu ou fait gris, je ne peux pas dire que je reconnais les environs.


Nouvel indice : ça va en aider certains, quant aux autres....


Je ne vais parcourir qu'un kilomètre environ, mais comme je m'arrête à chaque pied de goyavier...
Les hauts sont ennuagés, moi j'ai un peu chaud.


L'attirail de la parfaite cueilleuse de goyaviers :


Mes deux seaux sont pratiquement pleins mais je vais continuer jusqu'au point de vue. Oui il y a un point de vue et vous allez enfin savoir où je suis (si vous ne l'aviez pas déjà trouvé) !!
Alors ??


Je pourrais être en Arizona en train de regarder un cactus mais ce ne sont que les restes d'une fougère arborescente !


Tiens donc, ça a l'air aménagé, il y a un panneau... 


Tadaaaa !!!


Je suis à Bellevue-Bras Panon et je suis au point de vue incroyable de l’Éden... Nous avions fait un bivouac et il avait plu toute la nuit... je m'en souviens bien !!


Voilà voilà...


Version faïence





et version réelle

 


L'autre côté



Je vais ramener mes deux seaux pleins, prendre le dernier à remplir et surtout, prendre mon casse-croûte pour manger devant cette vue !


A moins que je ne choisisse l'autre kiosque ?

 

Le site est propre, taillé de près, les camélias sont en fleur...


et ça aussi mais je ne sais pas ce que c'est !


Un eucalyptus, sûrement couché par un cyclone, est reparti en faisant un angle droit... la Nature plus forte que tout !


Et ça, ce sont les graines de thé !!


En plus d'avoir pu admirer plusieurs papangues, j'ai eu le plaisir de voir un lézard vert, endémique, le cousin de celui de Manapany (protégés tous les deux). Il est aussi surpris de me voir !


Cet autre eucalyptus, lui, s'est redressé et tordu pour former un genre de balançoire immobile...


Je n'ai aucun mal à remplir mon seau, il y a des tonnes de fruits et ils sont à ma hauteur !


Je prends un petit sentier qui fait un écart ; joli vue sur la mer de fougères




La récolte a été plutôt bonne ! Il ne nous reste plus qu'à tout transformer en confiture et gelée ! Miam...


J'aurai croisé moins de dix personnes ce matin, ils doivent tous être en train de faire les préparatifs pour Pâques. Moi je me sens mieux ici que dans un supermarché bondé et bruyant...


Le mur de champs de cannes s'ouvre soudainement et dévoile une vue inattendue :


quand ce n'est pas un petit cheval qui doit s'ennuyer et reste en bordure de route pour regarder passer les voitures...


Que de surprises dans ce coin de l'Est...
Pour en savoir plus sur ce secteur et la plantation de thé : cliquer ici.

samedi 19 mars 2016

Une boucle à Cilaos

ça alors... en pleine saison sèche l'an dernier, j'avais fait cette boucle à Cilaos en plan B après de bonnes pluies, et on n'avait pas vu grand chose... Et aujourd'hui, en pleine saison des pluies, on a eu un temps superbe, sans boue, sans averses ni brouillard !! Et goyavier sur le gâteau patate, il faisait même 17 °C à 8 h du matin ! On avait oublié ce que ça faisait...





Alors voilà...



On descend par le chemin des porteurs... on ressent bien la petite fraîcheur dès qu'on se retrouve à l'ombre... on "kiffe grave" !


Mon dernier passage ici remonte au 28 décembre... Avec toute l'eau tombée du ciel depuis, le cirque est bien vert.



Les cascades ont retrouvé leur vigueur


Ravine Ferrière, quelques galets dépassent encore, ouf !


Mais pour la cascade Bras Rouge, autant se déchausser tout de suite. L'eau est vraiment froide, c'est saisissant.


On attaque la première bonne montée et on en prend plein les yeux.


On se perdrait presque dans ces hautes herbes !


Ici, Cilaos disparaît à la vue, seule l'église se devine encore, petite virgule blanche dans le paysage.


Le réveil matinal et les innombrables virages sont déjà oubliés... on profite...


On devine un minuscule personnage en train de descendre en canyoning (sortez la loupe !)


 Le ciel voilé à ce moment-là atténue un peu la chaleur qui ne demande qu'à monter en flèche. Les mini-descentes et mini-montées s'accumulent.


Il y a de nombreuses occasions de faire des pauses pour se rincer l’œil...


Le panoramique qui va bien...


Comme on a bien monté, on redécouvre la ville sur son plateau.


Il faudrait être difficile pour ne pas apprécier !


Le sentier déroule tranquillement entre ombre et grosse cagne...


Petite partie sans garde-corps, naturel ou artificiel, alors soyons attentif ! Je n'ai pas prévu de rejoindre le fond de la rivière en ligne droite !


Quand on se retourne et qu'on voit sur quoi on a marché, on a le droit de sentir quelques frissons ! Z'êtes sûrs que ça tient bien ?


Le moment vertigineux de la rando ; pluies et éboulis ont bien fragilisé le sentier tout en gravillons qui ne demandent qu'à filer sous nos pas... 


Quelques bonnes montées et descentes plus tard, on tourne au niveau d'une ravine, Zaza veut nous montrer une "cascade planquée"... Une trentaine de mètres plus loin, voilà une première cascade, facile à voir depuis le sentier ; on s'approche ; on a droit à de belles éclaboussures fraîches !


Pour voir l'autre, il suffit de traverser l'écoulement d'eau et là, stupéfaction ! "Amazing" !! Une cascade en technicolor !


Mousses vertes et dépôts ferrugineu-neux...(l'alcool, non, mais l'eau ferrugi-neu-neuse... oui !).




Ici se rejoignent la ravine Coin (à gauche) et la ravine Gobert (à droite)...


On pourrait rester indéfiniment ici tant la température est agréable et le son de l'eau est mélodieux.


Un peu plus loin, le croisement qui permettrait de rejoindre Mafate par le col du Taïbit. Mais c'est une autre histoire...


Nous devons maintenant redescendre jusqu'au point de pique-nique...



Et nous y voilà ! Encore un endroit enchanteur !

Une jolie chute d'eau glisse avec délectation sur la roche polie...



Tout est dit...


Les marcheurs arrivent petit à petit, certains, dont le sang doit contenir de l'antigel, se jettent à l'eau...


Moi, je me jette juste au pied de la cascade et c'est déjà pas si mal.


 La preuve par l'image : je n'aurai qu'un seul mot : glagla.


Presque 13 heures, on voit toujours le ciel bleu, pas de brouillard... on n'aurait pas pu rêver mieux !


C'est l'heure du punch et du sandwich...




 Argh il faut lever le camp et se remettre à marcher sur la digestion ! Et en plus, ça n'en finit pas de grimper ! Et le soleil qui tape de plus en plus !! On rejoint la route d'Îlet à Cordes que l'on traverse pour récupérer la dernière portion de sentier...


Les premières brumes font enfin leur apparition. On a failli attendre !


Cette dernière partie finit enfin de monter, pour devenir plus ou moins plate et entamer une légère descente. On retrouve une relative fraîcheur en sous-bois...


Cilaos n'est plus très loin...


Il ne reste plus qu'à traverser la dernière ravine


Puis la dernière petite portion en sous-bois, et la boucle de Cilaos est bouclée !


Une journée parfaite. Une journée à Cilaos...