dimanche 8 octobre 2017

Sentier l’Éponge !

Ce samedi, je retrouve SLP pour une rando un peu "aventure" qui nous mène du gîte du volcan jusque dans les hauts de Ste Rose (oui, plein Est !).
On ne va pas se mentir, on va traverser la zone la plus humide de l'île et en plus, une zone marécageuse... on sait ce qui nous attend ; et pourtant, nous sommes 10 motivés !

Il y a quelques années, cela m'aurait vraiment gênée ; mais à force de marcher sur tous les types de sentiers, j'ai appris à passer outre et à davantage profiter de ce qui m'entoure (généralement fabuleux) que de me préoccuper de mes pieds mouillés.
Et puis on ne va pas se priver de certains paysages et de certains sentiers magiques sous prétexte qu'on va tremper les chaussures !

On débute la descente de la rampe Liot sous un soleil radieux...


Il fait une quinzaine de degrés, on va vite ranger les bonnets et la polaire car cette partie est abritée du vent...


Si ce n'est pas de la chance, d'avoir une vue pareille !


Notre première étape est de descendre dans cette plaine nommée "savane cimetière", de la traverser et d'atteindre le cassé, au bout.


Difficile de faire plus simple




On rentre dans une superbe forêt de tamarins des hauts. C'est à partir d'ici qu'il faut bien suivre les balisages blancs, car de nombreuses sentes partent dans tous les coins et ne rejoignent pas toujours le sentier principal...



Qui dit forêt de tamarins, dit forêt de spécimens assez impressionnants et formes diverses et variées. Beaucoup sont couchés mais vivent encore...




Pourquoi l'ONF n'est jamais venue les couper, mystère...



Plusieurs portillons à refermer pour ne pas que les vaches se sauvent.


Au hasard des pauses, on admire les troncs.



Il faut parfois faire des détours pour les contourner, et il n'est pas impossible de louper un embranchement juste à ce moment-là...



La nature à l'état brut ; nous sommes seuls...


Nous voilà en bas, au camp Marcellin.


Maintenant, c'est tout plat et tout droit !




Offensive latérale... mais on y échappera !


Coup d’œil en arrière


Et puis nous y voilà... en plus, les nuages du matin se sont évaporés !


La plateforme où on va pique-niquer.


Mais tout d'abord, descendons dans la ravine pour aller voir le vertigineux cassé de la Rivière de l'Est !


C'est toujours aussi saisissant et époustouflant...



Nous mangeons ici même s'il n'est que 11 heures car au moins ici, c'est plat et sec ! Après un dernier café, ça repart...


Je remarque tout de suite une végétation un peu plus folle qu'il y a deux ans...


Je remarque tout de suite aussi des plaques de boue là où il n'y en avait pas il y a deux ans, mais bon on s'en moque, on est préparé !


La forêt est stupéfiante... on dirait une forêt hantée... ou magique ?



Le sentier longe plus ou moins le bord, avec des endroits bien dégagés : wouahou !!



On voit bien la forme arrondie du cassé, et l'endroit plus gris où l'eau doit couler en saison.


On voit bien aussi le toit de la cabane de tout à l'heure.




On a beaucoup de chance d'avoir encore du soleil à cette heure...


Nous atteignons la zone marécageuse. C'est parti pour plusieurs kilomètres très physiques, non par le dénivelé, mais par la difficulté du terrain et par l'attention constante qu'il nous va falloir déployer pour rester le plus à la verticale... sur nos deux jambes...


Rien ne peut entacher la bonne humeur de la petite troupe...


Au contraire, on se marre bien à chaque fois qu'on entend un cri de surprise de quelqu'un qui se retrouve englouti de 10 ou 20 cm... mais ce ne sont pas des sables mouvants non plus, hein !!


On découvre des reliefs et des paysages visibles d'ici uniquement.


Il n'y a aucun sentier de l'autre côté, ni dans le fond de la rivière, c'est trop abrupt et sauvage... et même les hélicos touristiques ne s'aventurent pas jusqu'ici.


Quel rempart impressionnant :


Voilà le sentier des Mares, qui a l'air innocent mais n'est constitué que de sphaignes et mousses gorgées d'eau sur plusieurs centimètres, beaucoup de centimètres même...


Avec ce beau soleil, on est vraiment bien. On suit les poteaux marqués de blanc. J'imagine que par brouillard épais, cela doit être moins évident !



Je m'éclate, car la dernière fois, ici ça avait été une purée de pois et on n'avait rien vu ! Cela vaut pourtant le détour... sensation d'immensité avec les montagnes au loin !


Une petite ravine avec un joli bassin. Et si on lavait nos chaussures ? Bah, non pas tout de suite, pas la peine... ;o)


Ça cogne dur... on est à plus de 1 600 m.


Qui sait, dans quelques milliers d'années, des archéologues s'interrogeront peut-être sur ces traces de Randonnosaurus Sentierlontanpatrimonius ???


Petit passage brumeux...


Quelques ravines peu profondes à franchir...


On change tout de suite d'ambiance... il fait plus froid, on ne s'arrête pas allez on ne lâche rien !!


Puis la zone marécageuse s'arrête, le sentier entame sa descente. On voit tout de suite  le genre : s'asseoir, s'aider des mains pour ne pas glisser, glisser quand même,


s'accroupir sous les troncs d'arbres enchevêtrés, on passe tout juste avec le sac à dos (sinon on peut ramper, mais c'est humide et froid !!),


Ho hisse, que la terre est basse !!


Allez, pour le fun : juste après le moment où je me suis demandé si j'allais ressortir ma jambe avec la chaussure hihihi. Impressionnant non ? Si je vous dis que tout le corps travaille sur ce genre de circuit...
Quand on pense qu'ils faisaient passer les coureurs du Grand Raid ici!!...


En plus sur ce beau sentier de bois de couleurs, il y a des centaines d'orchidées minuscules, super jolies...


La jungle à l'état brut ! Green power !


Nous continuons notre progression sans faiblir. C'est que deux minibus viennent nous chercher au bout du sentier à 16 heures ! J'essaie d'imprimer une dynamique à mon groupe... on ne s'arrête pas tout de suite pour le café, allez encore un effort !


Plantes épiphytes par milliers... ya qu'à toucher pour que de l'eau coule...


Soudain, un petit monticule et ohhhhhh on voit (enfin, on devine) dans les bas, la côte !!


Mais pour l'instant, nous devons continuer notre chemin dans ce fatras d'herbes...


4 km avant la fin, on est dans les temps, on s'octroie une dernière pause café/grignotage, histoire de garder le moral des troupes intact !


On a tout loisir d'admirer la végétation typique de cette forêt humide.


Nous reprenons la descente et finissons par passer sous la brume. Aaaah enfin on se repère !


On voit mieux le bord de mer.


On voit de nouveau jusqu'au fond du "canyon" !


Le sentier commence à donner des signes de civilisation : de nombreuses marches ont été fabriquées.


Je crois que le clou du spectacle, il est là :


On est au bord d'un rempart identique à celui d'en face : joliiii !


Ce ne sont que "aaah" et "oooh" admiratifs... il y a deux ans, on n'avait pas vu ça, trop de brume !



Un genre de Trou de Fer" sans la chute d'eau


On vient quand même de descendre toute cette crête,


et on surgit de cette végétation abondante pour arriver sur ce petit terre-plein totalement dégagé,


alors le contraste est saisissant ! C'est d'ailleurs l'heure de la photo de groupe... quelques blagues pour amuser la galerie...


une dernière photo au bord du précipice...


et ça repart comme en 40 !! Cette fois, on attaque la partie des ravines, qui deviennent infranchissables en quelques minutes s'il pleut un bon coup dans les hauts. Bien se renseigner sur la météo avant de partir hein... Pour nous, pas une goutte de pluie, pas de ravine en crue, mais une abondance de mousses glissantes.


Celle-là est la plus grande, la plus creusée car la première à déborder. Ils ont même installé quelques prises métalliques pour aider, car on ne sait pas trop par où la prendre...


Et  ça descend, encore et encore... c'est presque la fin, d'accord d'accord !!




Bon on va bien finir par arriver ! La côte ne fait que se rapprocher !


Ouiiii ça y est on devine les citernes, au milieu de la photo !!


Il reste 1 km dans la forêt Mourouvin, sur un genre de vieille piste en cailloux toute pourrie, avec toujours de l'eau qui suinte partout, jusqu'au bout nous devrons être attentifs à l'endroit où nous mettons les pieds !


J'arrive au parking 10 minutes avant l'heure prévue, le minibus n'est pas encore là. Il souffle un vent de malade. J'en profite pour regarder le chemin parcouru... Dire qu'il y en a qui font ça en montant !!


Et la trace en vue satellite : on voit bien la faille de la Rivière de l'Est, et les citernes au bout du parcours.


Comme je n'avais pas assez trempé hier, je suis allée faire une heure de natation ce matin ; c'est bon pour tous les muscles qui ont été réveillés et sollicités ; et une eau à 30°, c'est pas mal non plus 😜

dimanche 1 octobre 2017

Tout tout tout vous saurez tout sur la spiruline

Deux semaines sans rando sur le blog, mais qu'est-ce qui se passe-t-il ??? Bah, juste des travaux de rénovation dans l'appartement... et qui dit travaux dit chantier, nettoyer, balayer, astiquer, case pas encore pimpante, mais on s'en approche !

J'ai quand même l'occasion de faire une sortie avec Sentiers Lontan Patrimoine : la visite de la ferme aquacole de Ste Marie :


5 euros la visite (sur réservation) qui seront déduits si vous décidez d'acheter de la spiruline.


Les bassins entourés sont fermés (plexiglass) car les filets (comme pour les vergers) utilisés avant ne résistaient pas assez aux intempéries.


La température idéale de la spiruline : 35 degrés ! La souche provient du lac Tchad. L'eau est en mouvement pour recréer les conditions d'un lac. Les bassins ne font pas plus de 20 cm de profondeur.


Sympathique guide qui nous révèle tous les secrets de cette microalgue aux multiples bienfaits et aucune contre-indication !


L'eau est en circuit fermé et réutilisée à l'infini (à part ce qui disparaît à l'évaporation). On apprend ainsi que pour produire 1 kg de protéine de soja il faut 25 000 litres d'eau (!!) alors que pour la spiruline c'est 500 litres... Dans le même ordre d'idée, à quantité de fer et de protéines équivalentes, la spiruline est 330 fois plus économe en eau que la viande rouge...


On reste une dizaine de minutes dans ce sauna et étonnamment, il n'y a pas d'odeur désagréable ; on pouvait s'attendre à une odeur de vase mais non.


Des sels minéraux sont ajoutés à l'eau pour redonner à l'algue ses conditions environnementales naturelles (ici la cuve est vide).


Spiruline élevée avec vue mer !


Quatre jours par semaine, le flux d'eau et de biomasse est dirigé vers les filtres où il passe sur des tissus au maillage très fin. Les algues trop petites repartent pour un cycle de croissance, le reste est récupéré dans le fond de la cuve.


Les buses d'arrivée


La biomasse est ensuite pressée pour ne plus comporter que 50 % d'eau. Puis elle passe par l'extrudeuse (une machine à saucisses reconvertie !!) pour sortir sous la forme de "spaghetti" :


La filière de sortie a été ajoutée et adaptée au produit :


Les petits trous par où sortent les spaghetti verts :


Répartis sur de grands plateaux, ils sont mis à sécher pour atteindre 7 % d'eau et voilà le résultat ; on peut en croquer un bout, ça colle aux dents, ça colore la langue mais ce n'est pas désagréable.


Petite dégustation dans de l'eau avec ou sans citron


Les paillettes



Avec de l'eau ça devient un peu épais


Après la visite, une dizaine de minutes de route pour rejoindre la table d'hôtes "les citronnelles" dans les hauts de Ste Marie.


Ne pas venir pendant les mois de communion/baptêmes/mariages, il risque d'y avoir des groupes nombreux !!



Beignets de carottes et de choux-fleurs, et bonbons piment


Jus de corossol (blanc), punch orange passion, et boisson à la citronnelle/cannelle.


On pioche partout : cari camarons, pintade et sanglier (excellents !)...


En dessert, un très bon ananas Victoria, c'est la première fois que j'ai un fruit dans une table d'hôtes, d'habitude c'est le classique gâteau patate...


Je reprends les randos samedi prochain ; enfin, si la météo n'est pas trop dure avec nous car avec l'intersaison, on n'est pas vraiment gâté en ce moment...