vendredi 10 mai 2013

109

109... pourquoi ce nombre me direz-vous ? Et bien c'est le nombre de muscles des membres inférieurs. Et je peux vous dire qu'en ce moment, je sens bien chacun d'eux !

Il en va de même pour nos amis plongeurs qui nous ont accompagnés ces deux derniers jours dans une longue randonnée. Une mention particulière à eux qui ont accepté de troquer leurs palmes et leur détendeur contre des chaussures de marche et des bâtons !



Le descriptif parlait d'une "longue descente" dont la remontée serait "sportive sans jamais être difficile". Et avec le panneau ONF,  10 km en 3 h, vu qu'ils voient toujours large, on est parti le coeur léger !

Ce qu'on ne savait pas, c'est que le sentier n'était plus trop pratiqué depuis plusieurs mois (saison cyclonique), que certains passages relevaient plus du crapahutage que de la marche, que la mousse avait bien poussé, ainsi que les herbes, que le soleil n'avais pas encore séché les roches... La progression fut plus que délicate.


Certains trouvaient que ça n'allait pas assez vite...

Rassurez-vous, 2 secondes après il descendait de son vélo, trop casse-gueule ! Mais quand même !!

Au bout d'une heure 30, les ventres gargouillaient et les jambes/chevilles/genoux criaient "pitié!", nous avons cherché un petit coin pour nous poser et pique-niquer. L'occasion de découvrir une portion souterraine d'une ravine.
L'entrée, c'est là, entre les rochers moussus et les fientes de chauves-souris...!


On remonte sur 60 mètres ce tunnel de lave transformé en rivière à certaines périodes.


En plusieurs endroits, le plafond s'est effondré, formant des puits de lumière.

Vue d'en dessous, la végétation en surface.



 Le pique-nique, le meilleur moment de la journée !


Mais il faut bien repartir. Devant nous, le chemin qui reste à parcourir, jusque derrière la forêt.


Le sentier, enfin plus plat, parcourt des forêts de goyaviers mais les rares fruits sont encore verts. Zut alors, on ne peut même pas prendre notre dose de vitamine C !


Parfois le chant d'une cascade se fait entendre.


Quand on se retourne pour voir le chemin parcouru, on est partagé entre deux sentiments : "que c'est beau !" et "quoi, il va falloir remonter tout ça ??"


Après une portion à nouveau bien pentue et éprouvante pour les articulations, nous atteignons le fond de la ravine. À partir d'ici, l'herbe est plus haute, des arbres couchés barrent le chemin, et on ne sait pas qu'il nous reste encore une bonne heure de marche...


Enfin, nous sommes arrivés à Roche Plate dans la Rivière des Remparts ! Nous venons de descendre 1 300 mètres de dénivelé en 3h30 de marche... Bel exploit, surtout pour les non-habitués !



On se pose enfin. Certains sourient mais me haïssent déjà !



Petit tour dans ce mini ilet déserté en 1965 après qu'un éboulis en aval a coupé l'accès avec le reste de la civilisation.
Des panneaux nous indiquent notre situation : départ du Nez de Boeuf (tout en haut), arrivée à Roche Plate (case rouge).


Cherchez l'intrus (elle est où la plage ?).


Notre gîte, avec eau chaude s'il vous plaît :o)


Un moment, j'ai eu peur, j'ai cru que c'était ça !


Après une bonne douche chaude et une Dodo pour certains, parties de cartes en attendant l'apéro.


Jus de goyavier, punch et chips de fruit à pain, miam ! Le réconfort du randonneur !


Puis viendront les achards de légumes, le carri baba figue (feuille du bananier) boucané et la glace au chouchou (test de la cuisinière).


21 h, presque tout le monde est au lit... car le lendemain on se lève tôt pour la remontée !
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Préparatifs avant le départ.


On remonte tout d'abord le sous-bois, il fait très frais.


Le soleil en pleine face nous réchauffe quand nous arrivons à la ravine.



Devant nous, le chemin à parcourir... on n'a plus besoin du soleil pour nous réchauffer, la montée suffira !


Un petit coup d'oeil en arrière (prétexte à une pause !).


Il est 11 h, les choses sérieuses (remontée du rempart proprement dit) vont commencer, on prend des forces dans la fraîcheur du sous-bois. Il ne reste qu'1,5 km, mais quel 1,5 km !


Une fois en haut, la vue sur la forêt est vertigineuse. Euh, je n'ai pas prévu d'y remettre les pieds !


Le temps étant toujours aussi magnifique, nous faisons un détour par le volcan pour pique-niquer.

Mais il faut bien songer à rentrer. On n'est pas fâché de quitter la piste entièrement défoncée et remplie de nids d'autruches de poule. Vue imprenable sur la Plaine des Sables.


Derniers instants sur les hauteurs, les nuages ont envahi l'Est de l'île mais laissent dépasser plusieurs sommets, dont le Piton des Neiges.




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