lundi 16 février 2015

Chaud-froid au volcan

On reprend les bonnes vieilles habitudes. Une tite rando de 20 km, ça vous dit ? L'enclos du volcan étant toujours fermé vu que l'éruption est toujours en cours (qui l'eut cru ?), nous devons changer nos plans et remplacer "Château Fort" par "Puys Ramond". Ça tombe bien, je ne l'ai encore jamais faite !! Ça tombe encore mieux, elle emprunte le GR R2 qui passe par Piton de Bert, justement celui d'où on a le meilleur point de vue sur la coulée ! Vais-je voir la différence avec ma sortie nocturne de samedi dernier ??

La différence, on la voit tout de suite : il fait un temps magnifiquement beau !


13 °C au thermomètre, pas de vent et un bon soleil, franchement il ne fait pas du tout froid.


Je découvre les paysages, en plein jour et sans brume ! Le Piton Chisny au loin.


La partie plus chaotique du sentier apparaît, et c'est même tout sec...


Un ti bon Dieu passé inaperçu l'autre fois :


Impossible de ne pas faire de panoramiques...



Comme l'autre fois, après une petite demi-heure on commence à apercevoir le flanc du volcan et la fumée/vapeur d'eau de l'éruption.



Très peu de monde ce matin, l'engouement est retombé. Tant mieux pour nous !


Vu la petite taille de la coulée, la journée n'est pas le meilleur moment pour voir quelque chose, surtout avec le soleil en pleine face ! On voit surtout la fumée...


Nous continuons d'avancer sur notre rempart.


Déjà quelques nuages du sud font le forcing.


Un regard 200 m en contrebas, sur une coulée plus ancienne. La lumière est blanche, il est aux environs de 9 heures.




Je découvre les environs et la végétation rabougrie, la seule qui peut survivre à cette altitude de plus de 2000 mètres.


Je zoome à fond mais on ne voit rien de plus que des fumerolles.


Très vite, un gros nuage arrive, qui donne à la Fournaise un air de Stromboli...


Cette orchidée, c'est la Satyre du volcan (Satyrium amoenum). Drôle de nom pour cette fleur délicate !


 Nous continuons le GR R2 plein sud. Des nuages arrivent par l'ouest aussi. Va-t-on arriver à temps ???


À ce stade de la rando, on arrive face à une série de petits cratères : Rivals, Cassien, Lacroix, Cornu...





Nous assistons impuissants à la montée inexorable des nuages...


Avec de bons yeux, on distingue une zone plus rougeâtre, la seule partie active encore visible après ces 11 jours d'éruption à un niveau plutôt faible. Effectivement, la nuit c'est mieux !!


Nous voilà enfin au Piton de Bert, où se trouve la webcam de surveillance.


Forcément, je grimpe dessus !! En contrebas, notre destination, les Puys Ramond. Mais c'est quoi tous ces nuages !! Vite !! Dépêchons !!
 

La vue depuis le piton de Bert sur la Fournaise n'est déjà plus très digne d'intérêt...



Le temps change à une vitesse folle (ça ne fait que 2 h que nous avons quitté le parking !). C'est terrible, la haute montagne !


Encore quelques passages du soleil sur la "lande"...


Il est temps d'entamer la descente vers les puys.


Cette partie est très peu fréquentée, on apprécie le calme et la vue.



Ici, une aire d'atterrissage pour OVNI. Nous aussi, on a notre Crop Circle !


Qui arrivera le premier, de l'humain ou du nuage ??


 Finalement, le nuage a préféré se volatiliser...


Mais c'était pour revenir à plusieurs !!


Une idée du chemin très caillouteux :


Le premier des Puys Ramond, un joli cône bien régulier.


En grimpant dessus, on découvre les formes et couleurs habituelles.


Les branles ont élu domicile au sommet.


Attention il y a un gros trou en fait !



Ça se couvre de plus en plus...


Nous nous rendons vers ce petit groupe de puys et il sera l'heure de pique-niquer.


Dans tous les coins, des cratères de toutes tailles et toutes formes.



Petit passage bien boueux, on fait tout pour ne pas se tremper les pieds. L'avenir nous dira que ce n'était pas la peine, mais nous n'en sommes pas encore là !




On pourrait presque croire à un genre d'edelweiss :o)


Le sentier caillouteux et boueux disparaît et on commence à marcher sur des scories ou des vieux tunnels de lave.


Nous voilà au cœur des puys.


Un autre beau trou inexploré.


Côté météo, ça ne s'arrange pas, même si ce n'est que de la brume. 


Randonneurs dans la brume !



 


Nous continuons encore un peu, mais c'est le terminus et la vue est complètement bouchée. Nous nous mettons en quête d'un endroit pour pique-niquer, mais les scories et les grattons, ça pique les fesses !!


Quelques traces du volcanisme passé, montrant que le sol que nous foulons n'est pas si fiable que cela...



Tout ne demande qu'à s'écrouler sous notre poids.



Nous trouvons un endroit correct et prenons le temps de manger et boire le café, avant que le crachin, la farine, et enfin la bonne pluie ne nous rattrapent et ne nous quittent plus jusqu'au parking !!


Deux heures de bonne marche sous une pluie battante par 12 °C, ça permet de constater les limites des équipements de pluie ; personnellement, j'étais trempée jusqu'aux os et j'ai bien dû porter 2 kilos d'eau supplémentaires imbibés dans mes vêtements et mon sac... Je sens que je vais faire un tour dans les magasins de sport cette semaine !
Mais... je referai cette rando !!

jeudi 12 février 2015

Wild Africa

12 mars. Dans un mois pile ! Nous repartons en Afrique du Sud. Mais pas en simples touristes cette fois-ci.
Nous participerons à un programme d'écovolontariat.
Kézaco ??? D'après Wikipédia :
L'écovolontariat est une forme de tourisme écologique actif, responsable et solidaire où les écovolontaires participent à des missions ou programmes pour l'environnement, encadrés par des professionnels ou des bénévoles.
Généralement, l'écovolontariat se caractérise par une aide aux organisations locales de protection de la nature, en manque de moyens, et qui ne demandent donc pas mieux que de recevoir quelques effectifs supplémentaires, voire une aide financière. Durant leur volontariat, les écovolontaires soutiennent les professionnels de la nature dans leur travail de préservation de la biodiversité.

Nous allons donc retrousser nos manches et découvrir tout ce qu'on ne voit pas, ne soupçonne pas, l'envers du décor quoi ! Et aussi approcher un peu plus tous ces animaux fascinants.
Direction le Lion Park à Johannesburg. En plus, ils ont eu des naissances en décembre :


Mais juste avant notre mission de 2 semaines, on va passer 4 jours plus au nord, au Tshukudu Game Lodge.


Merci à tous ceux qui nous ont acheté des confitures !!

dimanche 8 février 2015

Comme les Kraft, ou presque

Ça, fallait être motivés pour aller tenter sa chance et voir l'éruption ! Depuis le début de semaine, la météo joue avec nos nerfs. Vendredi soir, j'annule mon déplacement car une vigilance Orages est annoncée. Je décide de partir samedi vers 15 heures, à l'heure où tout le monde est en train de faire les soldes... et j'ai raison ! Pas de bouchons, et de la place sur le parking (quand même bien rempli).

On est bien équipé, on a le chocolat chaud qui nous attend dans la voiture, on peut y aller !! Va-t-on voir quelque chose ???

 

Vent, crachin, brouillard se succèdent ; on avance vite pour se réchauffer. Parfois une éclaircie semble apparaître :


Il n'est pourtant pas bien loin, le soleil !!


C'est l'occasion pour Alexis de tester la parka que son frère au Québec lui a donnée ; elle a l'air efficace !


Au bout d'une trentaine de minute de marche active, on découvre la pente du volcan. Ca se dégage un peu, on ose y croire !!


Grand ballet des nuages dans le ciel, ça bouge dans tous les sens, la pluie s'arrête.


Derrière nous au contraire, elle revient à la charge...


On s'approche du rempart, on voit même des bribes de ciel bleu !


Mais où est donc cette fichue éruption ????


On ne voit que le panache de fumée, qui ne ressort pas du tout sur les photos. On continue vers le Piton de Bert. Pas bien terrible par là-bas... Nous nous posons, la nuit tombe, on mange nos sandwiches.
Le pire, c'est qu'on entend au loin le bruit de l'éruption.
C'est toujours bouché... On commence à avoir froid, donc on fait demi-tour.


Et c'est là qu'on a une "fenêtre" de 30 secondes... un ciel rougeoyant et la coulée de lave. L'appareil a beaucoup de mal à faire la mise au point, je mitraille comme je peux avant que les nuages ne réapparaissent. Instant fugace de bonheur !!


On attend 5 minutes, mais rien de plus. La Fournaise garde son spectacle pour elle ! On est quand même content d'avoir eu cette vision.
Les éruptions, c'est un peu la loterie. Quand ce n'est pas la météo qui nous joue des tours, c'est l'interdiction d'approcher, comme en 2007 où on était bloqué par la maréchaussée à plusieurs kilomètres des fontaines de lave :

 

Et quand ce ne sont pas les interdictions, c'est la durée même du volcan, qui ne nous laisse pas le temps d'arriver, que c'est déjà fini, comme en janvier 2010 (et pourtant on avait dormi sur le parking la veille pour arriver le plus vite possible) :

 

Et parfois on a de la chance : octobre 2010, on s'approche à 200 mètres du cône éruptif : instants magiques :


 

Mais voilà mon plus beau souvenir : 1998, première venue sur l'île et... l'éruption du siècle !


Je crois que plus près, mon K-way aurait fondu... Bien sûr, la lave avançait très très lentement sinon l'enclos n'aurait pas été ouvert.
Aurait-on le droit maintenant de s'approcher autant ?

mercredi 4 février 2015

C'est rageant !

C'est rageant parce que...
La Fournaise est en éruption depuis 11 heures ce matin, et je suis bloquée au boulot !!
D'un autre côté, vu le temps qu'il fait en ce moment sur le volcan (j'ai copié-collé l'image sans lien, mais elle s'actualise toute seule, bizarre)




Pourvu que cela dure jusqu'au weekend et qu'on puisse y accéder ! La dernière éruption (juin 14) n'a duré que quelques heures...

dernière minute : 

ça y est on voit la lave !! en haut à gauche, une légère traînée rouge...


lundi 2 février 2015

Elle est fraîche ma forêt, elle est fraîche !!

Le beau temps est revenu et j'ai pu faire la rando initialement prévue il y a 15 jours. 
Alors que dans les bas, les températures flirtent à nouveau avec les 34 °C, il suffit de rouler 45 minutes vers le Maïdo pour trouver une fraîcheur vivifiante : moins de 20 °C à 8 h du matin. C'est donc d'un bon pas que nous entamons cette balade.

 

Les longoses sont toutes bien fleuries maintenant et ça sent vraiment très bon !

 


C'est bien la première fois que je marche en montée SANS transpirer !


Petit passage à découvert avant de nous enfoncer à nouveau dans la végétation.


Malgré une semaine sans pluie, le sol est bien humide et les racines glissantes. Il faut être vigilant car c'est parfois boueux.
Nous poursuivons notre petit bonhomme de chemin. Ici, une belle touffe de bambous calumets.


Dommage, les nuages ne tardent pas à se former et le point de vue des Terrasses est bien envahi à notre arrivée !


Nous faisons une petite pause et avons quand même droit à une trouée dans la brume :


Le temps de s'amuser à repérer quelques ilets...


Inutile de descendre jusqu'à l'ilet Alcide, c'est encore plus boueux et il n'y aura pas plus de vue. Nous terminons la boucle tranquillement et malgré un peu de farine (qui ne durera pas), nous nous installons pour pique-niquer. Au choix, pique-nique créole avec sa marmite de zambrocal, salade concombre, gâteau au yaourt et aux poires...


ou pique-nique continental avec diverses charcuteries et fromages, pain aux noix ou baguette, et des crêpes ! Sans oublier le coup de rouge...


On n'a pas eu la vue que j'avais eue il y a 3 semaines :


mais on a vraiment apprécié la fraîcheur et l'air pur des hauts ! 
De quoi attaquer la semaine en pleine forme !