dimanche 9 juillet 2017

Pèlerinage sportif

Avril 1998. Je débarque sur l'île pour mes vacances, pour la première fois. Location de voiture à l'aéroport et hop, direction les hauts de Saint-Denis pour une petite marche et découverte de "la cascade Maniquet", à 1 000 m d'altitude, en empruntant la très sinueuse route du Brûlé... Puis la route se transforme en piste, et la piste en sentier... et enfin, ooooh la belle cascade ! (désolée je n'ai plus les photos).

Juillet 2017. 
Que de chemin parcouru (dans tous les sens du terme !).
Même pas peur, cette fois-ci on laisse la voiture en bas, à Saint-Denis, et on va se faire toute la montée à pied, parce que 1 000 m de dénivelé + et -, ça nous fait bien rigoler maintenant ! 😀


En plus, c'est un sentier que je n'ai encore jamais fait (et oui, il en reste un peu)... et c'est le début du mythique GR R2, la traversée de la Réunion ! Plusieurs possibilités depuis ce point de départ, mais notre parcours n'y figure pas (oui j'aime bien en inventer !)...


Pas vraiment de mise en jambes, on attaque direct les grosses marches irrégulières. On peut toujours prétexter vouloir perfectionner ses connaissances en botaniques pour souffler un peu...


Le sentier botanique a une partie commune avec le GR et c'est vrai, on y voit de belles essences.


Le soleil est bien chaud à une altitude aussi basse...


Les explications botaniques sont données sous forme ludique de petit quiz.


A deux pas de la ville, ce sentier est très fréquenté par les coureurs et trailers de tout poil... On se fait doubler par ceux qui montent, on croise ceux qui ont dû se lever en pleine nuit pour redescendre maintenant, en courant (aïe les genoux)...


Les cases de l'autre côté de la Rivière St Denis.


C'est bon, je dégouline ; on se croirait en été, ah non pas déjà !


On monte assez vite, la ville et ses bruits s'éloignent, on n'entend plus que les réacteurs des avions qui atterrissent ou décollent...


Ce sentier a une grande partie sous les arbres et c'est agréable.



On ne sait pas pourquoi, on doit traverser un bout de route ONF qui ne mène nulle part si ce n'est à des infrastructures de l'ONF ;o)


Un peu plus loin, on doit carrément la remonter sur quelques centaines de mètres bien pentus...


Le sentier de la Providence se fait rebaptiser sentier Mercure.


Le mauvais temps était annoncé par l'Est... je ne vois rien venir, et c'est tant mieux !


De l'autre côté de la ravine, le Pic Adam qui m'a gratifiée de bons goyaviers cette année...


Et ça monte encore et toujours... l'océan Indien miroite...


Toute la côte Nord-Est s'étale devant nous.


On s'éloigne du bord du rempart pour passer une grande ravine à sec, aménagée de quelques marches.


Je n'en vois pas souvent (il me semble que ce sont des araucarias).


Nous arrivons ensuite dans un endroit assez spectaculaire, une véritable forêt de bambous qui nous font une haie d'honneur (parce que nous le valons bien !).


Et voilà, en 2 heures nous sommes au Brûlé. Faut grignoter un truc.


Nous allons traverser ce village puis continuer sur la route forestière. Un peu de macadam ne fait pas de mal...


Il suffirait d'un peu de home staging...


En plusieurs endroits, le sentier réapparaît entre les cases pour nous éviter les lacets de la route. Chouette, des raccourcis ! Mais qui dit raccourci dit... plus rapidement, certes, mais plus difficile aussi ! Mais bon, on est des super randonneuses ou pas ?



Les cases sont planquées au milieu des bambous et derrière de hautes clôtures.


En voyant ces marches taillées dans la terre, on ne peut s'empêcher de compatir pour les randonneurs qui font la traversée de la Réunion avec un gros sac pour 10 jours...



On voit maintenant très bien de l'autre côté, la boule météo du Colorado et le sentier qui monte depuis la Redoute...


La route forestière signe la sortie de la zone urbaine ; on se retrouve en pleine forêt.


Ça alors ! On voit même la RF de la plaine d'Affouches (taillée dans la falaise) et la crête que j'ai empruntée avec Clarinette la semaine dernière, avant d'obliquer sur le sentier des Lataniers !


Allez, un dernier petit effort, en plus, ça descend un peu maintenant !


Et voilà. Instant de recueillement, la boucle est bouclée, je suis passée là en 1998 !!



Voilà la cascade, avec un filet d'eau mais c'est mieux que rien, en saison sèche. N'est-ce pas un endroit parfait pour pique-niquer ??

 


Cette fois on prend le temps : une heure de pause ! Au soleil, il fait trop bon, la cascade chante et on n'a pas envie de repartir. Il faut malgré tout lever le camp. Chose étrange, aucun pique-niqueur dans les nombreux emplacements aménagés. Où sont-ils tous ??


Circulation pratiquement nulle vu que cette route est un cul-de-sac qui mène à un point de vue (mais impossible à faire aujourd'hui, à prévoir un autre jour avec d'autres bouts de sentiers dans le coin !). Nous pouvons marcher en plein milieu de la route sans crainte, et admirer le ciel immaculé !


Un de ces sentiers est le sentier "Laverdure"... Remarquez la montée bien raide pour accéder à cette maison... Heureusement qu'il n'y a pas de verglas ici.


Nous retrouvons les petits raccourcis.



Une manière sympa de masquer un mur en parpaings pas joli du tout.


Ici d'habitude, il y a toujours un brouillard à couper au couteau l'après-midi, ou il pleut !!


Belle case créole complètement abandonnée, quel dommage.


On retrouve le sentier, les racines et les cailloux, les bambous, les virages et enfin, un point de vue sur le chef-lieu.


La chaleur est étouffante dès qu'on sort du sous-bois.


Il reste moins de 30 minutes...


Voilà une rando rondement menée !

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