dimanche 2 juillet 2017

Crêtes et ravines

Cette semaine, mon choix s'est porté sur une longue rando pas très loin de chez moi. Je retrouve Clarinette et nous montons à Dos d'Âne. Le soleil vient de se lever mais quelques nuages voilent le ciel. D'un côté, ça ne me gêne pas trop car nous allons commencer par de la bonne montée. Tout d'abord, nous devons nous rendre au pied de cette petite dent rocheuse, la roche Verre bouteille.


Dos d'Âne, c'est le jardin potager de l'ouest !


Une fois de plus, le début du circuit est bien matérialisé.


La partie dans les cannes fourragères et le long de ce grand mur est un peu étrange dès le début, mais ma trace GPS me dit que c'est bon, alors c'est parti !


Le coupe-coupe ne serait pas de trop...


Puis le sentier se met à grimper façon "bassin vital" et on prend bien vite de la hauteur.


Entre le premier plan et l'arrière-plan, un dénivelé de 900 m !


Il ne nous faut pas longtemps pour avoir chaud, en plus la température est étonnamment douce pour cette altitude, 18°, sûrement à cause des nuages.


Nous voilà au sommet. Et c'est là que... ta daaaa ! Vue sur Mafate en train de se réveiller !


Il nous faut commencer la série de montées et descentes, comme la butte derrière nous. Avec tout plein d'escaliers qui montent et qui descendent... mais qui montent plus qu'ils ne descendent !


Quel meilleur prétexte que vouloir faire un panoramique qui s'étale du Grand Bénare (2 882 m) à la mer, en passant par le Maïdo et ilet Alcide ?


Des nuages au col des Bœufs, mais on voit bien les deux crêtes d'Aurère et de la Marianne...


Ça y est le soleil arrive à se frayer un chemin entre les nuages !


Nous surplombons encore un moment le minicirque qui ressemble à la Plaine des Grègues.


Oui moi aussi j'aimerais rester des heures à contempler le spectacle, mais on a 20 bornes à faire alors...


En tout cas, c'est le temps parfait pour l'effort en montée, ni trop chaud ni trop froid.


Nous arrivons assez vite à la bifurcation. Il est déjà temps de dire au-revoir à Mafate... Ce n'est que partie remise !


Ici, nous quittons le rempart pour aller vers la forêt de la Plaine d'Affouches, ma forêt fétiche ! Celle où les papangues viennent se poser à 2 m de moi !


Objectif, tout droit !


Il n'y a plus d'escaliers, c'est roulant, que demande le peuple ?



On arrive même à voir la baie de St Paul et le Cap la Houssaye.


La végétation change radicalement, le sentier devient humide et surtout, il se remet à grimper : nous attaquons la dernière difficulté du circuit : le piton Bâtard... qui l'a nommé ainsi, et pourquoi ?


Cette petite montée un peu raide nous permet d'avoir un nouveau point de vue sur Mafate qui s'ennuage de plus en plus...



Avec le soleil, c'est mieux : on voit tout le relief à nos pieds.



Les nuages moutonnent... profitons encore un peu de la vue !


La belle forêt que l'on frôle quand on veut descendre à l'îlet à Guillaume par la crête...


Quand on ne s'arrête par pour les photos, on s'arrête pour les goyaviers ! Nombreux, bien mûrs, juteux et sucrés... mais pour venir les chercher ici, il faut être plus que motivé !


Plein nord, c'est grand soleil.


Là-bas dans le creux, un bout de St Denis.


Nous avançons tranquillement et finissons par surplomber l'îlet à Guillaume qui a fait l'objet de plusieurs belles randos ces derniers mois.


Une dernière volée d'escaliers et nous voilà au kiosque. Il est encore un peu tôt, on décide de continuer de marcher jusqu'à 11 h 30 ; on s'est tellement gavées de goyaviers, on a plein d'énergie et pas trop faim encore !!


Voilà enfin ce fameux sentier des Lataniers, peu fréquenté et donc peu entretenu. Il faut attendre le trail du Colorado en juin pour profiter du nettoyage par l'ONF et ne pas trop tarder car la végétation repousse vite.
Pour l'instant, c'est nickel !


Le calme qui règne est très reposant sur cette portion, même les oiseaux ont des petits chants discrets...


Encore quelques vues sur la portion entre la Possession et St Denis, seulement traversée par la route de la Montagne. Un beau morceau de nature préservée.


De nombreux fanjans donnent une touche "forêt primaire" au site.


Je sais qu'il y a un autre kiosque, mais je ne sais pas s'il est loin ou pas... si on a faim, on s'arrêtera avant, on est libre... on continue le sentier qui suit la ligne de niveau en traversant des dizaines de ravines envahies de vigne marronne.


On trouve un coin dégagé et sec pour manger, la brume se densifie...


Le fameux kiosque n'apparaît que bien plus tard, tant pis, de toute façon il n'y a plus de vue non plus...


On alterne passages en crête et passages en forêt.



Et ils ont fait passer une course de montagne là-dessus ?


La brume est de plus en plus épaisse ! On enfile une couche de plus.


Lors des passages de ravines, on sent bien la fraîcheur humide, on se mouille les jambes à la rosée sur les feuilles de longoses...


Et  puis soudain, on ne sait pas pourquoi, le sentier devient très encombré. De nombreuses fougères sont coupées et en travers du chemin, cachant parfois un sentier plus étroit que prévu et incliné...


Quelques troncs assez spectaculaires.


En pas mal d'endroits, le bord du sentier s'est effondré et ne tient parfois que par quelques racines. On devine que la terre a été grossièrement tassée, pour permettre le passage de dizaines de coureurs, et des taches de peinture orange avertissent des endroits délicats. On fait super gaffe...


Non ce n'est pas bouché, il faut foncer tête baissée dans le tas et tout pousser ! Ou passer dessous si ça résiste trop ; les fougères, c'est solide et ça fait des croche-pieds, Clarinette va en faire l'amère expérience...


Enfin, le chemin redevient libre de toute végétation ! Encore une dizaine de virages, et on arrive en haut du rempart.


Quand on entend à nouveau les bruits de la ville, on sait que la descente n'est plus très loin.


La brume finit par se lever et dévoiler la côte Ouest, ainsi que la saignée de la Canalisation des Orangers dans le rempart d'en face.


Ma compagne de rando n'en peut plus, mal à la cheville, mal au petit orteil, mal au genou... mais telle une guerrière, elle serre les dents et c'est justement là qu'on attaque les lacets du remparts, avec escaliers et rochers un peu humides... Allez tien bo larg pa !


On commence à revoir tout ce qu'on voyait le matin, c'est bien qu'on arrive non ? Le rempart avec la Roche Verre bouteille,


les tableaux faits par les champs de salades,


C'est interminable, à chaque ravine on croit en voir le bout mais non !! Allez courage !!


C'est juste après cette drôle de forêt ! Enfin, je crois...


Il a encore fallu passer quelques ravines glissantes, puis des forêts de goyaviers pour enfin retrouver le bitume... sous les yeux de la famille bovine.


La mégaboucle est enfin bouclée ! Quelle cure de verdure et de silence...

1 commentaire:

  1. Pfff, quelle aventure ! Ma malléole et ma plante de pied s'en souviennent encore ! Mais foin de fougères retorses et sournoises, c'était une bien belle boucle sur la majorité du parcours.
    Merci pour tout et à bientôt !

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