lundi 27 juillet 2015

Réunion au sommet !

Quand on vit sur la côte Ouest à la Réunion, on peut se régaler tous les soirs, de magnifiques couchers de soleil. Mais en raison de l'important relief de l'île, on ne voit jamais le soleil surgir de l'océan le matin...
Quel meilleur endroit, pour ce spectacle, que le plus haut sommet, j'ai nommé le Piton des Neiges ??

Rendez-vous est donc pris avec quelques randonneurs courageux de Sentier Lontan Patrimoine... Vers 7 h 30 samedi, nous arrivons au parking de Mare à Boue, à la Plaine des Cafres. Il fait moins froid que prévu, mais le ciel est très couvert et un petit vent frais pique rapidement les mains.


Néanmoins, ces trouées de ciel bleu nous permettent de rester optimistes. Et puis, les prévisionnistes d'Actus Météo 974 (merci à eux pour la réponse personnalisée) nous avaient parlé de ce début de journée mitigé alors, on ne s'inquiète pas outre mesure !

Il n'est pas encore 8 heures, c'est parti ! Le sentier commence tranquillement entre les pâturages.


Vers l'Est, le plafond est très très bas...


Cette partie presque plate permet un réveil musculaire en douceur !


Premier croisement, entre le sentier vers Piton Bleu/sentier Mollaret/Grand Bassin, et le Piton des Neiges.


La vraie rando commence ici !


Côté volcan, c'est assez bouché aussi.


Nous entrons dans cette magnifique forêt ; la rosée du matin, la boue, parfois une petite farine, on ne va pas rester propres et secs bien longtemps !


D'un autre côté, s'il n'y avait pas cette humidité, aurait-on droit à un tel spectacle ?




Au bout de 40 min de marche, tous les espoirs sont permis : les nuages se dissipent !


On commence à voir au loin.


Même au "très loin" !


Un peu de boue, pour nous obliger à zigzaguer.


La mousse, ce n'est pas QUE vert !


Timide arc-en-ciel une heure après notre départ.


Encore de beaux tapis végétaux, on se roulerait bien dedans, s'ils n'étaient pas imbibés d'eau !


Sympas, les "pas japonais", merci l'ONF !


Quelques vues sur la forêt domaniale de la Plaine des Cafres, à notre droite.



Puis soudain, à gauche, vue sur Bois Court ; dans le fond se cache Grand Bassin. Tout ce coin est au soleil...




À 10 h 30, nous atteignons les échelles.


Comme pour nous motiver (si besoin était), le Piton fait une brève apparition...


À l'ouest, rien de nouveau :o) il fait beau !


On commence à voir bien loin, au-delà de la forêt de Bébour.


Nous voilà au croisement qui rejoint la route forestière Duvernay. Mais pour nous, c'est coteau Kerveguen !


Pas de difficultés particulières sur ce sentier.


Et voilà une ravine qui permet de se repérer facilement sur une carte.


C'est là que se trouve la caverne du Bras Chansons ; on y croise un autre groupe de randonneurs.


On décide de continuer encore avant la pause déjeuner.



Cette partie devient beaucoup moins agréable... le sol est gras, raviné...


Les grosses pluies de cette année n'ont rien arrangé.


L'eau suinte encore en de nombreux endroits.





Sur une flaque d'eau, une couche de glace d'un bon demi-centimètre. Il a dû faire froid la nuit passée ! Mais à midi, il fait la température idéale pour marcher.


Dès qu'on trouve un endroit plus sec, on s'arrête !


C'est pas mal ici, non ?


Après cette petite pause, on reprend la marche, c'est un peu plus plat, les nuages se dissipent de plus en plus...Le Piton nous indique la direction !


On va bientôt rejoindre le sentier Inard qui part vers le Dimitile...


On arrive à La Mare, à l'intersection des sentiers. Il y a foule !


La dernière fois que je suis passée (un peu plus d'un an), c'était tout sec...




Le groupe repart vers le Dimitile, tant mieux on va continuer dans le calme !


On remet de la crème solaire parce que là, ça va cogner !


Le sentier grimpe imperceptiblement jusqu'au bord du rempart côté Cilaos.


Il n'est pas encore 14 heures et nous voilà surplombant le cirque et la ville de Cilaos ! Et tout ça, sans nuage...


À gauche, le Grand Bénare où j'étais une semaine plus tôt... avec le même soleil


On ne se lasse plus d'admirer le paysage, mais on a encore un bout à faire, et pas des moindres.


Derrière nous, les nuages ont de plus en plus de mal à monter...


C'est la dernière indication avant le gîte.


À nos pieds, Bras-Sec, Cilaos et la forêt de cryptomérias. On voit même la route où on devra attraper le premier de nos deux bus demain...



Zoom sur la "tête de Pluto" et les 3 Salazes, la frontière entre Mafate et Cilaos.


Au-dessus de Bras-Sec, le Bonnet de Prêtre et le Grand Piton.


 Le sentier recommence à grimper.


Un des rares endroits ombragés car à cette altitude, la végétation est plutôt rabougrie.


Enfin apparaît notre volcan actif, la Fournaise.


Encore toute cette colline à gravir...




De nouveau des galets qui roulent, des gros blocs à enjamber...


Quelques nuages apparaissent dans Cilaos, il est 14 heures.


Les passages à l'ombre ont conservé les traces des températures fraîches de la nuit :



Un petit quart d'heure plus tard, la vue tant espérée : le gîte.


Les nuages ne nous rattraperont pas !


Nous sommes à 2 479 m.


Et toujours un soleil de feu !






Nous avons de la chance, nous avons la petite chambre de 9... et nous serons 7.


T'as le look, coco ! Le look d'après-rando !!!


En plus du refuge principal, il y a quelques bungalows juste à côté.


Comble du raffinement : il y a des radiateurs qui chauffent !!! Renseignements pris auprès du gîteur : ils ont été installés il y a 6 ans, ont fonctionné 6 mois (je me disais aussi, en 2009 et 2011 il ne faisait pas si chaud dans les chambres...) et ont été remis en route... AVANT-HIER ! Quel bol !


Le dîner est servi à 18h30. En attendant, on admire l'ombre du Piton sur la mer de nuages...


Beau crépuscule sur les nuages et la Fournaise en toile de fond...


Même si certains semblent équipés pour l'Everest, il ne fait pas aussi froid que ce à quoi on s'attendait !


Bon on ne va pas y passer la nuit non plus... il est où l'apéro ?


L'apéro lé là !! Nous on est bien vu, on a la grande salle pour nous tous seuls... Le calme avant le brouhaha !


Les dernières, dernières lueurs.


Le repas du soir, un cari poulet-grains-riz-rougail


On ne s'entend plus mastiquer ! Le gîte était complet.


Après une courte nuit, lever à 4 heures du matin pour un départ à 4 h 30. Nuit étoilée, un bon petit vent mais on est bien équipé. Pour ma part, caleçon long sous pantalon, t-shirt en mérinos sous 2 polaires et un anorak de ski, deux paires de gants, bonnet... Mais comme ça grimpe tout de suite on est bien ! J'ai même enlevé mes gants au début !


Les toutes premières lueurs au bout d'une heure. Je commence à avoir froid aux orteils, il faut garder le rythme !


On peut éteindre les frontales.


Je me rends compte que mon appareil photo n'aime pas trop le froid. Il a du mal à faire les mises au point et la batterie se vide à vitesse grand V ! Vers 6 h 30 nous arrivons sur le faux-plat où les premières tentes sont installées derrière des abris de fortune en rochers.


Plus que quelques minutes...




On a droit à tous les dégradés de rose, rouge, orangé de la création...


Encore quelques dizaines de mètres ; le sommet c'est 3 070 mètres !




Cilaos s'éveille...


Vue sur le rempart dont on a longé une partie du bord la veille, et le gîte.


Le bord des nuages s'enflamme :



10, 9, 8, 7, 6....


Hourraaaaaaahhhhhh !!!! Mes doigts ne sont pas encore gelés, j'ai pu appuyer sur le déclencheur !!


Et ça va très vite.


Ariane dans sa tenue de première de cordée


À mon tour de prendre la pose


Cadrage fantaisiste ou les effets du manque d'oxygène ?????


 Venez sous les tropiques, à la Réunion, ce n'est pas du tout ce que l'on croit...


On peut maintenant apprécier les couleurs du Piton des Neiges...


Le Grand Bénare, encore dans l'ombre du géant...



 On commence à sentir les extrémités geler, il faut s'abriter du vent.


 

Des cailloux, des cailloux, toujours des cailloux




L'ombre est désormais complètement sur le rempart d'en face.


On grimpe de l'autre côté du sentier pour voir Salazie,on devine le Col des Boeufs, le Bélier surplombé par la Roche Écrite, et le Piton d'Anchaing encore dans l'ombre.


Après quelques grignotages, il faut songer à redescendre au gîte pour le petit-déjeuner, puis à Cilaos pour attraper notre bus ! On découvre cet univers si particulier que l'on a monté une heure plus tôt, en pleine nuit.


Pas un seul brin d'herbe à cette altitude...


Les nuages sont bien présents sur l'Est mais la Fournaise est dégagée.


Des cristaux de glace dans les recoins à l'ombre.


Voilà le gîte, et plus loin on devine même les taches plus claires de "la Mare" où nous sommes passés la veille.


Ce sentier que l'on devine, qui remonte si abruptement le Coteau Maigre, c'est celui qui mène aux échelles du sentier Inard... Je me souviens de cette montée raide, surtout quand on vient déjà de se faire la montée du Kerveguen, une pente moyenne de 33 %... Il en faut, des barres énergétiques !


Il faut prendre le petit-déjeuner et préparer son sac pour le retour...


Un peu après 10 heures, nous voilà sur la dernière partie de cette rando, on redescend par "le Bloc", le sentier majoritairement emprunté par les marcheurs pour venir ici.


Et toujours superbement dégagé...


Ce côté est entièrement à l'ombre, il fait plutôt frais.


Sentier nettoyé et rénové... trop facile !


Finalement on arrivera même à prendre le bus de 12 h 40 au lieu de 14 h... Quelle équipe de choc !

2 commentaires:

  1. Bravo! Va falloir que j'y aille, mais plutôt en été!

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  2. plus de risques de nuages par contre...

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