lundi 12 janvier 2015

50 nuances de vert

Finalement le weekend aura été beaucoup plus clément que ce qui avait été annoncé. La preuve, j'ai pu marcher vendredi soir, nager samedi matin, marcher samedi après-midi et, incroyable, faire la rando de dimanche dans le Sud, un des coins les plus pluvieux de l'île !

Nous montons cette fois-ci à Grand Coude dans les hauts de St Joseph (1100 m). Grand Coude, c'est un drôle de plateau, cerné par deux profondes rivières : à gauche, la Rivière des Remparts et à droite la rivière Langevin. Une vue d'avion montre ce relief impressionnant :


L'avantage, c'est qu'on ne peut pas trop se perdre car on arrive tôt ou tard au bord d'un précipice !
Nous commençons la marche sous un ciel mitigé, à la limite des nuages noirs plus au sud.


Direction le bord du côté Rivière des remparts, en longeant des étendues herbeuses.


On croise les doigts pour que le temps reste clément car nous allons emprunter un sentier plutôt abandonné.


OK on fera gaffe !


Effectivement, la falaise est abrupte !!


Le sentier commence à monter, bordé d'une végétation luxuriante.


Derrière nous, le plateau.


Les premiers bois de corail en fleurs.


Là, ça se corse ; il fait chaud et moite et ces escaliers nous donnent une bonne suée.



Petite halte au kiosque. Nous sommes à l'intersection entre le pare-feu et le sentier botanique oublié.


K-way dans une main et coupe-coupe dans l'autre, nous partons à l'aventure.


Le sentier n'est plus entretenu, on va vite s'en rendre compte.


Des fleurs de losto café.


Une petite farine commence à tomber... On progresse lentement pour ne pas glisser sur les feuilles.


Première orchidée !!


Mais c'est surtout ce genre-là que l'on va croiser :


Fougères diverses, mousses, épiphytes, troncs plus ou moins pourris... Le vert est roi !



Parfois une trouée végétale nous permet de voir un peu de ciel bleu.





Puis nous replongeons dans la jungle...



Bizarre non ?


Le sentier n'est pas toujours évident à suivre...


Il faut pourtant parfois lever le nez et regarder autour de soi :




Je trouve même un vieux nid qui ne tient qu'à un fil, ou plutôt, qu'à une brindille :


Nous avons rejoint le coupe-feu plus rectiligne, mais il y a une bonne quinzaine de ravines à franchir. Nous commençons donc le saute-mouton. Monter...


Descendre...

Jolie échelle, comme surgie de nulle part.


1 500 mètres en contrebas, l'océan moutonne sous le vent fort.


On remonte...

Et on redescend, et on franchit des ravines glissantes...


 Il faut même carrément y mettre les mains !


Petite vue sur le village.


Puis le sentier plonge à nouveau dans la végétation humide.


Nous finissons par atteindre le 2e rempart, côté Langevin (et volcan). La pluie masque la vue, mais on distingue des cascades.


Peu de gens ont eu l'occasion de voir cette vue !


Mais où sont-ils passés ? Eh, attendez-moi !!!


Le sentier bénéficie de quelques parties plus dégagées, on voit jusqu'à St Joseph en bord d'océan.


Ah, quelque chose me dit qu'il y a une vue...


Effectivement, même si elle est bien pluvieuse !


Nous avons de la chance car nous sommes au sec... J'en profite pour faire un panoramique :


Une bibe attend sa proie...


Pause déjeuner, il était temps.


Après le repas, je remonte au point de vue car le soleil tape, et franchement ça vaut le coup d’œil :



On a même droit à un arc en ciel en contrebas :


Côté mer, il fait beau.


Allez, il faut repartir car on a encore un bout et pas des plus faciles...


Sympa, il a été joliment décoré :





La descente s'apparente plus à un raid aventure qu'à une rando ; on s'accroche aux branches, aux racines, on glisse, on se rattrape, on trébuche... on se marre !



Bois de corail plus touffu, du plus bel effet.


Ici il faut sortir le coupe-coupe car la vigne marronne règne...


Dernier coup d’œil sur les cascades :


Les cuisses commencent à chauffer avec tous ces arbres sous lesquels il faut passer :


Oh mon Dieu, elle est en train de se faire dévorer par la végétation !




Ah ben ça alors, ça donne juste sur la route ! Qui pourrait dire qu'il y a un sentier juste là ??


Nous remontons tranquillement et ressentons la chaleur ambiante, après ce passage en forêt.




Encore quelques montées et descentes


et nous retrouverons les voitures après 5 heures de ce crapahutage en forêt primaire. Le timing était parfait, nous venons de passer en pré-alerte cyclonique... à un jour près, on n'aurait pas pu découvrir ce beau sentier grâce aux "Papang" !

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