dimanche 6 juillet 2014

Et une bougie de plus !

Il y a un mois, j'emmenais Pat pour un weekend surprise et détente à Manapany les Bains, pour son anniversaire. Presque un mois après, c'est à mon tour de me laisser guider...

Pour brouiller les pistes, Pat m'avait dit d'emporter une polaire, gants + bonnet, des affaires qui ne craignent pas, un maillot de bain, du rechange... Mon imagination ne cessait d'aller dans tous les sens, sans pour autant arriver à trouver !! Maillot de bain... mmmh vu les températures fraîches de l'eau je me disais, non quand même pas du canyoning !!! Gants et bonnet... on va donc monter bien haut ! Pourtant, on se dirige plein sud ! Comme on est dans l'hémisphère sud, ça veut dire "plus frais, plus venté, plus pluvieux"... même si ça n'a rien à voir avec le Ch'nord !

Nous arrivons vendredi en fin de journée à notre chambre d'hôtes, l'Orky Mel, 3 épis et ça se voit dès la chambre à coucher : superbe déco, pas une trace de poussière, délicate attention avec les œillets frais dans les petits vases sur les tables de chevet :


La salle de bain à l'italienne n'est pas en reste non plus :


Nous dînons avec les hôtes, ce qui est devenu très rare à la Réunion !! Christine et Jean Hoareau ont dressé la table pour nous 4. C'est vraiment très convivial et on discute agréablement.

Nous commençons par un punch goyavier et des bouchons frits, puis un gratin chouchou/citrouille, puis des crevettes au chouchou et des côtes de porc avec grains et riz. Il y a également un genre de caviar d'aubergines parfumé au combava, une tuerie.... et en dessert : une compotée de barbadine, un légume ancien de la famille des fruits de la passion qui peut mesurer jusqu'à 30 cm de long :

 

sans oublier un gâteau au citron dont la texture fait penser à un nuage tellement il est moelleux !! Pour faire passer le tout, un rhum arrangé, une tradition réunionnaise que l'on ne retrouve plus que très rarement de nos jours...

C'est le ventre bien rempli que nous nous dirigeons vers notre chambre.
Le lendemain, nous petit-déjeunons à 8 heures (si c'est pas des vacances ça !!), jus de goyaviers frais, divers pains frais, macatia au chocolat, des fruits frais (bananes et papaye), miel, et deux confitures : chouchou-orange (oui le chouchou on l'accommode à toutes les sauces !) et mangue... une vraie immersion dans la vie créole !

Un coup d’œil par la fenêtre pour voir le temps :  plutôt incertain, le vent a soufflé fort toute la nuit, il y a des averses, la mer est très agitée...


En attendant l'heure de l'activité surprise, nous descendons à Grande Anse. C'est samedi, nous sommes les seuls et on apprécie. Le dimanche il n'y a plus un seul centimètre carré de libre, ce lieu est pris d'assaut pour les pique-niques dominicaux.


Ce petit bassin aménagé permet de se baigner en tout sécurité car ailleurs, c'est trop dangereux : courants et requins (il n'y a pas de lagon)...



Il est temps de se rendre à notre rendez-vous. Après une vingtaine de minutes de lacets, on se gare et ça alors !! Des chevaux !! Moi j'adore, mais Pat... il n'a jamais voulu venir les dernières fois où j'en ai fait... c'était même "tu ne me feras jamais remonter sur un cheval !"... et là, deuxième surprise : bien sûr qu'il va m'accompagner !! Une gentille fée aurait-elle abusé de sa baguette magique sur notre moniteur de plongée préféré ??


Les chevaux sont déjà prêts ; Pat fait connaissance avec sa monture : Orphée (espérons qu'elle ne va pas l'emmener aux enfers ;o)) !


Le temps que je monte sur Swan, Pat est déjà en selle. Zut, j'ai pas eu le temps de voir comment il s'y était pris !!


Bon, finalement, il n'a pas l'air si mal à l'aise que ça... attendons le trot !!


Nous voilà partis sur les routes et les sentiers. Il pleuvait encore le matin même, mais on peut dire qu'on a de la chance ! On voit d'ailleurs jusqu'à la côte...


On prend doucement nos montures en main ; elles sont très dociles il faut bien le dire !


Nous faisons une halte en pleine forêt. Contrairement à ce qu'on pourrait croire sur la photo, Pat n'est pas coincé dans une mauvaise posture, il est juste en train de descendre de cheval...


Nous poursuivons dans la forêt, la 2e fournée de goyaviers est là, on en picore au passage. Il fait même chaud sous le k-way !


Le trot s'est plutôt bien passé... Même si Pat a dit "on ne va pas plus vite hein ?", notre guide (le patron des écuries du Relais) sait y faire et hop on part pour un petit galop de mise en confiance. Et là, oui, la révélation : le galop, ça fait moins tape-cul que le trot !! Moi je suis contente, je me dis qu'il ne pourra plus refuser des sorties à cheval !!
Nous traversons des zones maraîchères : salades, tomates, fraises...


L'équipée sauvage dans toute sa splendeur ! (oui il n'y avait que nous deux !)


Quelle aisance !! Quelle allure !!


Nous voilà de retour aux écuries et Pat est tout sourire (et moi aussi bien sûr !!).


Merci à la gentille Orphée qui a remis les chevaux dans les bonnes grâces de Pat...


On brosse encore et encore, pour masser le cheval, le dépoussiérer, lui faire sécher la robe...


Comme il est midi passé, nous redescendons vers la côte pour trouver un resto. Nous en trouvons un à Cap Méchant. Nous sommes 8 clients alors que ce resto peut en accueillir au moins 200 pour les mariages et communions... On savoure donc le calme.  Le soleil fait de brèves apparitions.

 

Pour digérer la salade de palmiste frais et le civet zourite, on se balade le long de l'océan. Pas de houle comme l'autre fois, mais le vent à décorner les zébus agite quand même la mer.



Nous nous rendons au puits des Arabes pour faire la sieste dans la voiture (ça fatigue, le cheval !!). Puis une bonne heure de marche dans le "jardin volcanique" de Saint-Philippe, ou comment découvrir sur quelques kilomètres tous les types de lave de l'île, et suivre la recolonisation des coulées par les végétaux.
Ces orgues basaltiques datent d'une coulée de 1776, elles sont déjà bien érodées par le vent et la mer.


Après quelques passages dans la forêt de filaos et de vacoas, nous atteignons la coulée de 1986... On dirait plutôt une route bitumée !


Ici, le tunnel de lave commence à s'effondrer.


Le chemin remonte cette coulée, qui est la plus basse jamais recensée par l'Homme : elle a jailli à 30 mètres d'altitude seulement !


Il fait gris mais pas froid ; d'ailleurs on est content que le soleil ne brille pas de mille feux, sinon c'est un vrai four...



On redescend le second bras qui repart vers la mer.


Quelques plaques pédagogiques donnent des explications


Nous rejoignons le bord de l'océan. Les nuages auront été menaçants toute la journée mais ne nous auront finalement jamais atteints. Par contre, au niveau de la luminosité, c'est bof bof !


Nous nous retrouvons face à la cascade de lave pétrifiée. Ca devait être quelque chose d'incroyable, quand c'était à plus de 1 000°...



Pour terminer la boucle, on longe davantage l'océan et ici on surplombe la Pointe de la Table qui a été agrandie de 25 hectares par la fameuse éruption de 86...


En certains endroits, les vacoas sont envahissants.


Juste au-dessus de nos têtes, le gros nuage qui nous aura accompagnés tout l'après-midi, sans toutefois nous importuner !


Nous retournons passer notre deuxième nuit au gîte. Au menu ce soir, un punch mangue-papaye, des nems croustillants en apéro, une entrée composée de salades verte, petits friands aux brèdes chou de Chine et un œuf mimosa aux brèdes, puis du grenadier au four et du poulet de la basse-cour. En dessert, une mousse de patate douce nappée d'un coulis de goyavier, avec des petites décos en pain azyme et pour moi, une bougie !! Nos hôtes savent vraiment recevoir...

Après une très bonne nuit, sans chant du coq ou aboiement de chien, il faut le souligner ! nous devons à regret prendre le trajet du retour, non sans avoir acheté quelques tangors en bord de route pour des prochaines confitures...

Nous nous arrêterons plusieurs fois pour scruter l'horizon, mais non, toujours pas de baleines...


Si seulement les anniversaires, c'était tous les mois !!!!

2 commentaires:

  1. Je comprends pourquoi ça ne te fait rien de prendre un an de plus ;) Bravo Pat!

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  2. c'est ça la Réunion, l'ile intense, mon Ile !! belles photos en tout cas !

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