dimanche 1 septembre 2013

La bourse ou la vie !

Petite escapade à Ilet à Bourse, au coeur de Mafate. Enfin, petite escapade de 7 h et 1 300 m de dénivelé + et - quand même ! Mais quand on aime, on ne compte pas !

Le nom d’ilet à Bourse viendrait de l’argent qu’on donnait aux chasseurs s’ils ramenaient des esclaves vivants. Cet argent donné en échange se serait nommé « la Bourse ».

Le rendez-vous est donné sur la route forestière du Col des Bœufs. Après avoir traversé le déluge sur la côte et roulé presque 2 heures, nous voilà fin prêts !



La pente se fait douce, il fait frais...


Nous devons descendre dans une première ravine pour remonter en face, en plein soleil. Vous ne voyez pas où ?


Là !!

On avait un peu frais à l'ombre, et on a très vite chaud en plein soleil ! Mais la montée n'est que de courte durée.

Nous passons sur une crête et c'est là que nous le voyons : Macchu Picchu.


Meuuuuh non !!! Piton Cabri !




Après la crête, petit faux plat dans une belle forêt de tamarins blancs des hauts, de la boue, des racines,

Il y a même quelques très vieux arbres au tronc noueux :


Une nouvelle crête, sous les filaos cette fois. La descente est plus raide, glissante même, avec le tapis d'aiguilles.



Un nouveau point de vue nous permet d'apercevoir quelques ilets.


Puis nous bifurquons à gauche.


Soudain le paysage change, la pente étant trop raide la végétation ne peut s'y accrocher. Au moins, il n'y a pas de racines pour que Mali s'y empierge !


Nous voyons de l'autre côté de la ravine les escaliers qui vont nous permettre d'atteindre le petit plateau d'Ilet à Bourse. Et ben...


Pour retarder le moment de cette montée ardue en plein cagnard, je mitraille les alentours : des portions d'orgues basaltiques par ici,


différentes strates par là,

une jolie passerelle façon accrobranche,


de magnifiques bassins qui n'attendent que nous (dès qu'ils auront mis le chauffage, je m'y baigne, c'est promis !)



la vue, le clapotis de l'eau, le coassement des crapauds...


Mais bon, je ne peux pas y couper, quand faut y aller, faut y aller ! 



C'est moi qui ai voulu y aller à cet Ilet alors...
Petit coup d'oeil en arrière (il fait au moins 45° à ce moment précis)...


Ouf ! Nous voilà en haut. On emprunte le sentier panoramique. Un énorme manguier nous montre fièrement toutes ses minifleurs :


Nous arrivons au point culminant du sentier effectivement très panoramique ! Comme personne n'avait songé à emporter un parasol, nous décidons de ne pas manger à cette table et de poursuivre jusqu'au coeur de l'ilet.



L'air embaume le mimosa péi.


Après les nombreux petits goyaviers trouvés sur le chemin, voilà les délicieuses bibasses ! C'est le fruit du néflier du Japon, la peau est un peu épaisse et duveteuse, mais elle cache un cœur sucré très juteux et délicieusement parfumé !



Autre test gustatif : l'amour en cage ou pok pok en créole (physalis). Du petit bruit "pok" quand on appuie dessus,
 pour découvrir le petit fruit au goût acidulé surprenant :




Nous arrivons enfin au centre ilet, au moins une dizaine de cases éparpillées et une trentaine d'habitants en tout !!

Il y a quand même un gîte, gardé par un taureau (ça change du chien !!) :


La petite église a un cachet particulier :


L'autel rudimentaire :

Cet ilet peut se targuer de posséder en plus une école et un dispensaire...


 Nous trouvons un endroit parfait pour pique-niquer : des tables à l'ombre, une fontaine d'eau fraîche...



et, très important, un bistro !!


En fait, il s'agit de bien plus qu'un bistro. On y trouve de quoi faire ses courses, 


des fiches pour réviser son créole,


un baby-foot, un des rares baby-foot à avoir pris l'hélico je pense,


et même un petit clin d'oeil aux supporters de l'OM !


Le temps se couvre, ça commence à fariner et on a toute la remontée à se coltiner... alors nous reprenons le chemin du retour. 
Une vache nous regarde, à défaut de train ou de voiture qui n'existent pas ici...


Au bout de 3 heures d'un bel effort, dans la brume et la fraîcheur, nous arrivons enfin au parking et nous nous jetons tous sur le thé chaud et la brioche qui, pour ma part, ont joué un grand rôle dans ma motivation à avancer la dernière heure !


Ainsi s'achève cette excursion en pays mafatais... Merci à tous ceux qui m'ont accompagnée, en papotant le sentier semble moins long !

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