dimanche 22 avril 2018

Scories et grattons, qui n'en veut ?

Ce matin je guide pour SLP... jusqu'au dernier moment on s'est demandé si on allait pouvoir descendre dans l'enclos, pour cause de vigilance volcanique... mais finalement, pas de souci.
On retrouve au Nez de Boeuf celles qui ont bivouaqué la veille. Il fait beau ! Et même pas froid.


Direction le gîte du volcan où nous nous garerons. La piste est dans un état déplorable... nous sommes bien secoués.
La rando peut commencer, en montant vers le Pas de Bellecombe.



Ce sera la première fois que Jean va descendre dans l'enclos !! Il ne sait pas encore que ce qu'il va découvrir va le laisser pantois d'admiration et d'émerveillement !


Il est prévu des nuages d'altitude, une amélioration dans l'après-midi, une évolution classique du temps avec sûrement des nuages... au moins on ne crèvera pas de chaud !


Allez c'est parti pour la descente des 100 m de dénivelé en plusieurs centaines de marches...


Il y a beaucoup de familles, sûrement à cause des vacances en métropole...



Pour la première fois de Jean, on fait le détour par le centre du Formica Leo, qui ne fait que s'affaisser sous les milliers de pas de visiteurs chaque jour...



En quelques minutes, le vent d'Est amène un brouillard-crachin-farine frais et le paysage disparaît... on suit les points blancs au sol.


Tiens un panneau tout neuf... on apprend que la Tour Eiffel pourrait tenir debout dans le cratère depuis qu'il s'est "vidangé" en 2007...


C'est vraiment le temps classique ici. La couche de bruine est très mince... il y a une luminosité aveuglante.



Tout cela finit par s'éclaircir...




Il y en a pour tous les goûts


L'intérieur de la "chapelle Rosemont"




Le sentier dans le rempart, bien visible


Nous délaissons le sentier classique et surpeuplé qui va jusqu'au belvédère du Dolomieu et obliquons à droite. Tout de suite, le silence nous envahit.


La brume a disparu aussi vite qu'elle est apparue. Et cela va se reproduire plusieurs fois encore...


Et voilà ! Il suffisait que j'en parle pour que cela se produise !


Nous avons le vent dans le dos, ce qui n'est pas trop gênant.



Le sentier suit la ligne de niveau. Pas de difficulté donc, il faut plutôt faire attention à ses chevilles.





Traversée d'anciennes coulées


 



On croirait qu'un bulldozer est venu faire cette saignée...


Dans cet univers majoritairement gris-brun, voilà soudainement une touche de couleur terriblement contrastée...


Un groupe marchait derrière nous mais décide de s'arrêter là ; tant mieux, on sera plus tranquille pour les photos et pour le pique-nique !


Car il y a encore de jolies choses à découvrir...


C'est acéré et coupant comme un rasoir...


Cratère Rivals qui date de 1937




Une chute là-dedans et on se retrouve en charpie


Nous sommes presque au bout du sentier, il a été fermé à cause des dernières coulées qui ont coupé l'accès et le terrain est encore chaud et instable.







N'avancez plus !


Le fameux "Château fort". On se demande pourquoi ce nom...


Voilà sa tête en 2010 ; c'est déjà plus évident, on avait l'impression de voir des créneaux de fortification... d'où le nom !


Mais le volcan est vivant et en perpétuelle évolution ; les éruptions créent de nouveaux cratères et d'autres s'effondrent ou s'affaissent...
Voilà le bout du chemin.



Sur le rempart, le piton de Bert d'où étaient visibles les dernières éruptions (on y est allé de nuit).



A droite du Château fort, un des cratères créés ces dernières années. Nous n'irons pas plus loin.




Nous remontons un peu avant de trouver un endroit abrité du vent pour notre repas dans l'immensité minérale...


Le brouillard nous offre un répit qui tombe à pic, nous pouvons manger tranquillement et bien au sec...


Il n'y a plus qu'à rebrousser chemin...


Peu de temps après, nous devons sortir le coupe-vent, la brume est tenace et les gouttes d'eau un peu plus grosses...


Puis cela se calme à la croisée ; on a de nouveau trop chaud avec nos épaisseurs !


Le soleil disparaîtra définitivement au bas du rempart, ce qui nous évitera d'avoir trop chaud pour remonter toutes les marches...