lundi 5 juin 2017

Pa capab vien pa !

Les sentiers les plus beaux sont souvent les plus exigeants. Aujourd'hui, direction Salazie pour faire l'autre "mur" (le premier c'était là http://lescassiopatalarun.blogspot.com/2015/08/et-si-on-faisait-le-mur.html).
Pause express à la Mare à Martin et son reflet de carte postale, même si le niveau de l'eau est un peu bas et que les ronces commencent à être trop grandes...


Nous retrouvons SLP qui est parti depuis 2 jours déjà. Nous allons faire un bout de chemin ensemble.



Il fait 15°, on est à l'ombre, vite marchons pour nous réchauffer ! Enfin, pas trop vite non plus, c'est trop casse-gu... et on a besoin de tous nos membres pour la longue montée !


Je me retourne et là... wouaahh le massif Piton des Neiges / Gros Morne juste en face !


Ici, la rosée du matin est plus mouillée qu'ailleurs, tout est détrempé.


Au milieu des galaberts et de la vigne marronne, une invasion de chouchous.


On monte tout de suite assez vite, déjà il faut enlever la polaire...


Face à nous, le rempart qui nous attend. Et oui... rien ne nous arrête !


Effectivement, après la dure montée et la longue descente de l'autre côté, on peut rejoindre Ste Marie sur la côte nord-est ! Ce sentier était emprunté à l'époque où il n'y avait pas de route et les personnes qui voulaient vendre leurs fruits et légumes "dans les bas" n'avaient pas d'autre choix...


La première photo souvenir...




C'est à partir de là que commence la montée proprement dite. Et quand je dis montée, ça veut dire montée : après une série de lacets pour nous mettre en jambes, le sentier se rétrécit, et de nombreux passages ne sont que des marches taillées à même la roche.



On s'en fout, c'est trop beau !


En regardant vers l'Ouest, on découvre le  Grand Bénare en arrière-plan, le Morne de Fourche, le Cimendef et la Roche écrite. Tout ce beau petit monde est baigné de soleil !


Mais revenons à nos moutons. Ou à nos escaliers pour géants...


Mais non la descente ne sera pas délicate... elle nécessitera simplement toute votre attention !!


Ils ont même prévu des mains courantes, de quoi se plaint-on ? Ah bon, elles bougent et glissent parce qu'elles sont mouillées ? Z'êtes jamais contents ma parole !



Arrêtez-vous deux minutes et retournez-vous !


N'oubliez pas de bien coller à la paroi ! Et le tout dans la bonne humeur s'il vous plaît !


Je m'imagine très bien faire ce sentier avec, sur le dos, des kilos de bananes, chouchous et autres primeurs pour les vendre à Ste Marie ; pas vous ??




Il suffit de suivre le câble... accessoirement en vous aidant des mains, des jambes, des cuisses, des pieds, etc...


Voilà un parcours qui est bon pour entretenir sa souplesse !


Zoom sur les îlets traversés ce matin pour arriver au début du sentier... et maintenant on voit même la mare "carte-postale".



Le pont sur la rivière Fleurs jaunes. Généralement, quand on arrive là, si on n'est pas déjà malade, on ne va pas tarder à le devenir 😜


On verrait jusqu'à la Fournaise, s'il n'y avait pas ces nuages. En attendant, on admire le prochain rempart que l'on va gravir le weekend prochain (quand on aime, on ne compte pas !)...


Au bord du rempart, le gîte de Bébour-Bélouve ; on y passera aussi...


Soudain, les rayons du soleil fusent de toutes parts : ça y est on est au sommet !!!



Laurence, celle-là, c'est cadeau !



On va continuer un peu vers Piton Plaine des Fougères.


Bambous calumets


De nombreux troncs énormes de tamarins blancs des hauts


Et aussi des fougères arborescentes


Zoom sur le Voile de la mariée


On voit terriblement bien le plateau de Bébour et le Mazerin


Et tout Salazie : Piton d'Anchaing, la forêt de cryptomérias que l'on doit traverser samedi jusqu'au sommet du rempart...


Clarinette a pensé à tout !


Une partie du groupe va continuer vers les hauts de Ste Marie récupérer son bus ; le club des 5, dont je fais partie, va redescendre le joli sentier bucolique si durement arpenté ce matin...


C'est assez rare que les nuages n'envahissent pas ce cirque alors on en profite.


Et c'est le début de la descente sur ce sentier scabreux accroché à la falaise...


Ça se passe plutôt bien ! On perd vite de l'altitude.

 
Le Cimendef sous un autre éclairage.


On prend le temps de cueillir (et manger) des goyaviers, il y en a tellement !



Très gros, bien mûrs, sans "habitant" dedans, mais pas toujours très parfumés ni sucrés, un excès d'eau peut-être ?


Au sol c'est l'apocalypse !


Nous ne sommes plus très loin de la voiture.


Nouvelle pause express à la mare pour les nouveaux éclairages des alentours



Et pour finir on a même le Voile de la mariée en plein dans les feux des projecteurs !


2 commentaires:

  1. Du soleil toute la journée sur Salazie : de quoi me réconcilier avec ce cirque lointain à la pluviométrie légendaire. Puisque c'est comme ça, j'y retourne samedi prochain !

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  2. Superbe rando, merci Sophie pour cette découverte et à bientôt pour de nouvelles aventures

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