dimanche 18 juin 2017

Il y a eu du sport !!

Je confirme. Quand Randopitons dit "difficile" et que l'ONF annonce "très difficile", on le sent passer !
Mais bon, c'est bien parfois de repousser ses limites !

Cette fois-ci, je guide pour SLP. Nous sommes 6 à nous retrouver à Hell Bourg, non sans avoir eu quelques moments de doute après avoir traversé des zones sous la forte pluie ou dans le brouillard... Mais enfin ça y est, on voit le ciel bleu !


L'arrivée dans cet ilet de Salazie se fait en fanfare avec des chouchoux par milliers (et je n'ai pas oublié mes petits souliers !). Ce serait bien le diable si je n'arrive pas à en ramener quelques-uns pour une bonne tarte chouchou/chèvre !


Nous débutons par la rue principale et ses belles cases créoles.


Mais on ne peut pas manquer, en arrière-plan, la crête du rempart qui nous verra passer dans quelques heures !


La vérité est au bout du chemin, ce chemin qui fonce tout droit dans le dénivelé positif !


Tout est dit... 7 km et +1400 m de dénivelé jusqu'au Cap, en sachant que le plus dur se fait sur les 2 derniers kilomètres...


L'une des montées les plus raides de l'île, autrefois passage de la Diagonale des Fous, comme en 2010. Qui pourrait le penser, quand on voit cette petite portion fleurie ?


Ça nous permet de nous mettre tranquillement dans le rythme...


Le Cimendef et la Roche écrite ont la tête dans les nuages, mais le piton d'Anchaing est bien dégagé !


Prenons notre temps, car bientôt, tout notre corps va nous haïr !


On arrive au début officiel du sentier.


Après le Cap anglais, on redescend au gîte puis à Hell Bourg retrouver nos voitures.




On voit bien le rempart de Bé Massoune où on est monté le lundi de Pentecôte...




Quelques goyaviers, mais trop près du sentier il n'en reste pas beaucoup.


Même l'entrée du cirque est sortie de la pluie !


Une petite partie plate mais pleine de racines


Et un parterre de bégonias !


Bonne fraîcheur dans la forêt...


On en a bien besoin, car quelque chose me dit qu'on va se prendre un bon coup de chaud...



Traversée d'une jolie ravine ensoleillée. C'est juste après qu'il faut débrancher le cerveau et... monter jusqu'à plus soif !

 


Sentier peu fréquenté, si ce n'est par les coureurs qui s'entraînent, ou les inconscients qui montent au Piton des Neiges avec un sac à dos énorme... généralement ils partent plutôt du gîte de Bélouve.


Tiens, la brume, déjà ?


Le sol est étonnamment sec, tant mieux car les parties correctes alternent avec des parties plus "brut de décoffrage"...


La dernière fois, la ravine était encombrée de végétaux et on avait cru que c'était le sentier... Ce n'est qu'au bout de plusieurs minutes (épuisantes !) qu'on s'était rendu compte que c'était une ravine !!


Comme toujours, mieux à faire en montant et par temps sec !


C'est à partir de là que plus tu montes et plus ça monte. Mon petit cœur atteint même 165 bpm... je regarde l'heure oh non on n'est pas encore arrivés ! Allez courage, tu vas l'avoir ! ;o)


Plusieurs faux espoirs, quand on croit arriver au sommet et qu'on découvre de nouvelles marches...


La délivrance !
Ce n'est pas pour nous jeter des fleurs, mais on a fait la montée en 3 h 08 pauses comprises, au lieu des 4 heures préconisées !!


Par contre maintenant, on va manger parce qu'on a grillé toutes nos calories du matin !! J'ai faiiiiiim !!


En plus le soleil nous gratifie de ses chauds rayons, ce qui n'est pas du luxe vu qu'il fait frisquet là-haut !


Quelques cases apparaissent, mais on sait que pour l'instant, la vue, c'est cuit !


Nous avons un long morceau encore, et pas des plus faciles, nous nous remettons prestement et vitement en route ! Parfois, on devine la forêt de Bébour-Bélouve.


Ambiance particulière très agréable, et ce silence...


Donc comme je le disais, il y en a eu pour tous les goûts. Des rochers, des racines, des trous, des branches qui font mal, des escaliers, de la mousse et de la boue à ne plus savoir qu'en faire !

La boue, on le savait, impossible d'y couper dans cette région, quelque soit la période.
Mais on peut toujours éviter, en marchant sur les rondins ou les passerelles aménagées...

 


On peut toujours éviter, en marchant sur le nez en bois des milliers de marches...


On peut toujours éviter, en serrant sur les côtés...


On peut toujours éviter, en regardant par où on descend d'une échelle...


Il y avait même des endroits sans boue !



Une petite farine pendant une minute, puis c'est tout. Le bol !


La forêt est magique par ici.


Et variée ; maintenant, on traverse un genre de marécage embrumé digne des plus belles landes anglaises !


Ca pourrait être pire ! J'avoue quand même avoir emballé mes pieds dans des sacs en plastique, dans la chaussure, au cas où... mais avec d'aussi belles passerelles, même pas la peine !


Ouhouh les copines, vous êtes où ?


Nous ça allait, on descendait les marches ; mais on en a croisé 3 qui montaient, avec un sac pour la traversée de l'île en 15 jours... quelle punition !


Et toujours le sourire aux lèvres !! Les pauvres, elles ne savent pas ce qui les attend hi hi hi hi !


Qui a dit qu'il y avait de la boue et qu'on allait souffrir ?



 Quelques secondes, le rempart du coteau Monique


Varions les plaisirs avec ces escaliers et cette échelle en montée maintenant !


Un coin où la mousse fait son intéressante...



On continue notre progression délicate, même si de nombreux petits écarts ont été tracés à un mètre de ce sentier de plus en plus... comment dire... impraticable ? Mais non, mauvais esprit va ! C'est la Réunion au cœur, ça !


Qui n'a pas rangé ses planches avant de partir ?


Je crois que c'est à partir d'ici qu'on a le plus ri... Chacune pour soi, et la boue pour toutes ! Mais non, on peut toujours éviter, sur les côtés...


Ah, mais que fais-tu donc Geneviève ? comment ça tu n'arrives plus à sortir et tu t'enfonces de 20 cm ? Je ne peux pas t'aider, je te prends en photo depuis un tronc d'arbre !!


Keep smiling ! Et oui, il y a plus grave sur la planète (mais je conviens que ce n'est pas forcément très agréable sur le coup !)...



La passerelle, dont on se demande si elle va tenir bon quand on va marcher dessus...


Et les réjouissances se succèdent ; c'est sûr, avec ce parcours on fait travailler tout le corps ! Bras, mains, épaules, jambes, tout y passe.


On dirait que cette passerelle mène vers une porte du temps invisible, dans les racines... et pourtant, c'est bien le sentier !


Une nouvelle passerelle bien enduite


Allez, dans 30 minutes on devrait retrouver un circuit un peu plus potable !


Mais seulement dans 30 minutes. Nous devons jouer les équilibristes encore un peu.


Ca y est, retour à la vie normale, je vais pouvoir enlever les sacs en plastique de mes chaussures !! Héhé plutôt pas mal, mes chaussettes sont sèches ! Mais j'ai réussi à ne pas trop patauger non plus...


Salazie joue à cache-cache avec les nuages.


Nous mangeons à nouveau un petit bout car la rando n'est pas terminée... nous devons descendre dans le cirque retrouver les voitures !


10 minutes de piste forestière qui nous permettent de "nettoyer" nos chaussures sans effort avant d'arriver au gîte. On n'aura même pas à gratter entre les crampons !


On dirait que le piton d'Anchaing est en éruption, mais ce n'est qu'un nuage !


Et c'est reparti pour une heure de descente active, surtout que le sentier est propre et sec !



Ambiance rouge pour ces St Expedit


Arrivée aux voitures vers 17 heures ; on a notre content de randonnée aujourd'hui ! Et en plus, j'ai même pu faire mon marché...


Merci les filles pour votre bonne humeur du début à la fin et pour la franche rigolade !

2 commentaires:

  1. Merci à toi pour cette super rando.Les participantes ont été formidables aussi

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  2. Magnifique, il y en a pour tous les goûts, et une ballade plaisir avec une sacrée équipe de sportives

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