dimanche 26 février 2017

Régulation thermique

Température dans la chambre à 22 heures : 28,3 °C.
Température dans la chambre à 5 heures du matin avec ventilo et fenêtre ouverte toute la nuit : 27,4 °C !! Le sommeil n'est pas des plus réparateurs dans ce cas !

Il faut faire quelque chose !! Je ne connais qu'un moyen : monter dans les hauts !!
Les très hauts, même ! L'idée me vient de "Clarinette" qui veut se faire le 3e plus grand sommet de l'île, j'ai nommé le Grand Bénare.
Ya qu'à demander ! Je lui propose de le faire depuis le gîte des Tamarins, plus varié et tranquille que le classique sentier depuis le Maïdo. Un peu plus dur aussi, vu qu'on part de plus bas...

Dès 7 heures, nous nous retrouvons sur le parking du gîte, à 1800 m d'altitude, et il fait un temps magnifique.


Pour ce qui est de la température, je bois du petit-lait... j'ai même laissé la polaire dans le sac, pour être sûre d'avoir un peu froid !! Cette sensation oubliée depuis deux mois...


Nombreuses flaques, vestiges du passage de la tempête Carlos.


Ombres chinoises


Soleil rasant sur mousse... mais ici, jamais de boue... trop de rocailles !


La montée, tout droit vers le sommet, est régulière et on aperçoit vite une partie de la côte ouest et du lagon...


Finie la sensation de fraîcheur, avec ce soleil en pleine face !



Et déjà, là, on se dit qu'on aurait dû commencer une, voire deux heures plus tôt !! Ces nuages, c'est pas ce qui était prévu !!!


Cette première construction, qui servait au stockage de la glace (avant de la descendre à dos d'esclave jusqu'à la côte pour que les riches colons puissent boire bien frais), nous indique qu'on marche depuis 1 h 45.


Il faut continuer la grimpette... tien bo larg pa !


Un petit raidillon pour nous garder dans le rythme... et toujours de plus en plus de nuages...


Nous nous octroyons une petite pause grignotage un peu plus haut, sur le site de la Glacière (en eau !!) sans nous attarder car il nous reste 3 km avant le sommet...


et au royaume des cailloux, les galets sont rois... les chevilles, les genoux, les pieds, les bras et les bâtons, tout est sollicité...


Coup d’œil par-dessus l'épaule


Là, on en est presque sûres : les carottes sont cuites... La vue magnifique sur les cirques se dérobe à nos yeux avant qu'on ait eu le temps de s'approcher du bord du rempart...


Avec un petit fond d'espoir, on tente quand même le coup, on ne sait jamais, sur un malentendu, il pourrait y avoir une éclaircie !


Le sentier du Grand Bénare dans toute sa splendeur : des cailloux par milliers... n'oublie pas, de très bons souliers !!


Allez on n'a jamais été aussi près !


 Et soudain, pfiou les nuages disparaissent et on voit la Roche écrite !


Elle se rapproche enfin cette foutue antenne que l'on voit depuis des heures !!


Clarinette, où es-tu ??


Il était temps !


Et puis soudain, comme par magie, tout se lève et quel saisissement : je suis juste au-dessus de la frontière entre Mafate et Cilaos, c'est fabuleux !!!!!!!!


Les bras m'en tombent... pas facile pour prendre des photos !

Un panoramique de ouf sur les deux cirques et au milieu, le toit de la Réunion...



Non mais franchement, vous y avez cru ??? C'est fou ce qu'on peut faire gober avec une petite photo au bon endroit !!
Non, nous sommes au sommet, il n'y a ABSOLUMENT PAS de vent mais les nuages ne bougent pas d'un poil, à part juste au-dessus de nos têtes...


Il y a une petite dizaine de personnes au sommet. On s'installe au bord, histoire de pique-niquer et qui sait, peut-être une petite vue de quelques secondes...


D'habitude il souffle un vent fort et glacé ; pas aujourd'hui, on crame même un peu.


On se remet en route ; on continue un peu vers le sud, côté Petit Bénare.


Un marcheur s'approche du bord au cas où on verrait quelque chose, mais peine perdue. Bon ok, on en a pris notre parti, on rentrera sans la vue !


Pour ne pas revenir sur nos pas, on emprunte un vieux sentier appelé Sentier du Grand Bénare (l'autre s'appelant sentier de Bord). Pas un chat...


Contrairement au sentier de Bord, ce sentier descend tout droit avec un dénivelé constant, mais les pieds commencent à chauffer sérieusement et on ne progresse pas trop vite car les cailloux roulent sous les pas.



Après ce croisement, on rejoint le sentier qui descend à la Glacière. Et là que voit-on ? Ce vieux sentier est fermé... on se demande bien pourquoi, il est nickel ; et il n'est même pas sur la carte des sentiers fermés de l'ONF... et aucun panneau à l'endroit où on l'a pris !


Pas de jolis reflets possibles avec ce ciel gris...


On découvre une autre caverne, pleine d'eau, qui a pu servir à la collecte de glace à l'époque.


Maintenant il faut s'accrocher à ses bâtons et rester attentif...


L'avantage de tous ces nuages, c'est qu'on ne meurt pas de chaud. Par contre, les UV les traverse, ce qui peut être néfaste à toute personne ne s'étant pas enduite de crème (suivez mon regard !).


Un petit crachin pendant quelques minutes ; la descente se poursuit inexorablement ; les jambes se font lourdes...


On retrouve les fougères, et les troncs calcinés, signe que le parking n'est plus qu'à un jet de pierre. Enfin, d'une pierre lancée par le champion du monde de lancer de pierre !


Les débuts de l'usnée barbue, la végétation reprend ses droits.


 La dernière ravine à franchir...


Nous finissons dans une atmosphère très agréable, tous les sons sont étouffés...


Du moins jusqu'à ce qu'on arrive au parking où se trouvent des dizaines de pique-niqueurs avec sono en liberté : bon retour à la "civilisation" !

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