dimanche 15 janvier 2017

En attendant la pluie

C'est vrai, la saison des pluies 2016-2017 n'a toujours pas commencé, le ciel reste désespérément bleu et le soleil désespérément chaud (non je ne dis pas cela pour narguer ceux qui ont -30 et de la neige...), les villes sortent des arrêtés interdisant de laver sa voiture ou de remplir sa piscine alors voyons le beau côté des choses : on peut profiter à fond des sentiers de randonnée car ils sont encore en bon état !

La rando du jour, avec l'asso SLP, n'est pas très loin, n'est pas très longue, n'est pas si dure que cela, mais est assez exigeante en matière d'équilibre, de souplesse, d'élasticité et d'attention !! Il s'agit du tour du piton Deveaux et descente par le fameux sentier des ouvriers (voir la fiche randopitons).

Le départ se fait à côté de l'église, au cas où certains voudraient en profiter pour demander une aide divine supplémentaire...


On longe les habitations quelques instants.


Puis le changement est brutal : on passe du béton à la verdure !


On peut enlever les lunettes de soleil et le chapeau, c'est le sous-bois pendant un bon moment.


Pas le temps de dire ouf, on attaque une montée faite de beaux escaliers.


On délaisse ensuite les escaliers (qui permettent d'accéder à des canalisations d'eau) et on arrive sur une partie qui doit être assez délicate en d'autres temps plus humides : des marches taillées à même la terre lisse et recouvertes d'une fine couche de mousse...




Vue sur le Tévelave, d'où on est parti.


On monte, encore et toujours ; on dégouline à grosses gouttes alors qu'il ne fait qu'une vingtaine de degrés, mais l'effort n'est pas négligeable !


Ici devrait jaillir la cascade Deveaux, mais pas d'eau, pas de cascade !


La voilà enfin, cette orchidée que j'ai cherchée en vain dimanche dernier !


Le sentier est étroit et il faut bien serrer côté montagne...


Une nouvelle vue sur la côte.



Après une nouvelle montée, on voit bien le plateau du Tévelave à 900 m d'altitude.


Première petite pause, au niveau du lieu-dit Ferme Deveaux, mais il ne reste plus rien à part cette petite plate-forme.



Et c'est reparti. Et là c'est intense ! On risque à chaque pas de se faire éborgner par une branche, assommer par une tronc penché, attraper dans des racines ou de déraper sur de la mousse !



La progression est des plus lentes mais il faut ce qu'il faut ! D'ailleurs, il règne un silence religieux, tout le monde se concentrant sur là où il doit poser les pieds et les mains...


Il suffit de s'arrêter 10 secondes pour ne plus voir la personne qui nous précède.


Un change-écorce en pleine mue.




Pas évident de savoir où il faut aller car parfois, des sentes partent d'un côté ou de l'autre, utilisées par les cueilleurs de goyaviers aventureux ou les chasseurs de tangues... On est content d'avoir Monique pour nous guider !


Il semble que l'on ne soit pas sur l'île de la Réunion mais plutôt sur l'île de Pâques !!


J'aimerais bien savoir qui a eu l'idée de monter jusqu'ici pour sculpter ce Moaï dans un tronc de fanjan !


On serait en droit de se demander quand cela va se terminer ce dédale touffu ! Le sentier bifurque soudain sur la gauche, ce qui signifie qu'on arrête de prendre de l'altitude mais maintenant on doit franchir toute une série de ravines ! Ce qui veut dire : descendre, traverser une zone boueuse ou de l'eau, et remonter, et recommencer !


Par là, un tunnel de lave à explorer avec lampe et corde. Pas cette fois !


L'invasion des longoses


Une partie plus délicate pour descendre dans une ravine, entre la boue, les feuilles détrempées et les racines parfois pourries qui ne demandent qu'à craquer sous le poids de quelqu'un.


Et ce quelqu'un finalement, ce sera Jean ! Plus de peur que de mal heureusement...


Deux ou trois passages comme celui-ci, on dirait que des cochons sauvages sont venus farfouiller dedans et s'y rouler !


Cela fait tout juste une paire d'heures que l'on marche, mais on a l'impression d'en avoir fait le double !


C'est ici que l'on retrouve le sentier plus classique, le sentier des ouvriers.


Et là, comment dire... c'est l'autoroute !


On longe un bois de cryptomérias, puis on coupe plusieurs fois la route forestière.


C'est un endroit très prisé pour les pique-niques.


Sympa, la table est mise, attendez-nous on arrive !!



La descente est aussi abrupte que la montée, mais beaucoup plus roulante !


La pluie est annoncée pour l'après-midi, on a donc encore un peu de temps devant nous ! S'il pleut...




Ce n'est pas parce qu'on est presque arrivé qu'on doit relâcher son attention !


La ravine "le bras de Jeanne".


 Quelques dizaines de mètres sur la route en béton...


Nouvelle grosse descente sous forme de belles marches qu'empruntaient les ouvriers qui montaient bosser dans la forêt (d'où le nom "sentier des ouvriers" !).


Vue dans l'autre sens. Pour ceux qui ont envie d'entraîner le cardio...


On mange notre pique-nique dans la forêt, un peu avant de rejoindre les grandes aires aménagées et prises d'assaut par les familles. Puis c'est l'heure du café ou chocolat chaud dans ce kiosque... à des tarifs impensables sur la côte : 1 euro le café, 1,50 le chocolat (avec du vrai lait).


On retrouve notre voiture tranquillement, juste avant l'arrivée de grosses gouttes. Timing parfait !


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