dimanche 19 novembre 2017

C'est reparti sur les sentiers

Me revoilà après un séjour "plongée" à Madagascar (voir ici)...

Rando de reprise donc, surtout qu'avant les vacances, je n'ai pas trop randonné non plus à cause des travaux de rénovation de l'appartement qui m'ont occupée les weekends.

Je retrouve Claire et nous montons pleines d'allant jusqu'au village du Brûlé au-dessus de St Denis, et jusqu'au terminus de la route forestière, nommé Mamode Camp.

De là part un grand classique, le sentier de la Roche écrite.
Pour mettre un peu de piment, je prévois quelques écarts supplémentaires, des options qu'on ne prend jamais le temps d'aller voir, car à l'aller on est trop pressé d'arriver avant les nuages, et au retour on est trop pressé d'arriver avant la pluie !!

Les vieux panneaux délavés ont été changés.


Il a bien plu dans le coin ces derniers jours... c'est gras et bien humide, et il fait une température agréable.


Parfois, on aperçoit le paysage environnant ; ici, le rempart côté plaine d'Affouches, avec sa route forestière fermée et son kiosque...


Soleil radieux... pourvu que ça dure !


Le sentier commence à grimper un peu plus en s'enfonçant dans la forêt ; de nombreux troncs de tamarins blancs des hauts prennent des formes et des positions les plus diverses.


Avec des bambous calumets cette fois.


Un énorme tronc.



Un oubli d'Halloween ou une mauvaise plaisanterie... cette fausse araignée en bois et coco peut en surprendre plus d'un, surtout en cas de montée de nuit !


Nous maintenons un petit rythme régulier ; presque personne sur le sentier... on apprécie ce calme !


Puis c'est l'arrivée au gîte.


Juste après, la forêt disparaît et laisse place à la végétation rabougrie d'altitude classique à cette hauteur ; et devant nous, en ligne de mire, l'objet de nos convoitises... avec déjà quelques nuages.


L'ONF a refait les marches, réaménagé les évacuations latérales des eaux de pluie car le sentier était par trop raviné...


Derrière les branles, on devine un rempart...


Un petit écart d'une centaine de mètres et on arrive à un point de vue : c'est Mafate en fait, dans le rempart d'en face on voit même la canalisation des Orangers.


Une grosse cascade, complètement à sec.


On reprend l'ascension. Alternance de plats herbeux et de passages plus caillouteux.


Preuve des dernières pluies, quelques ravines sont en eau.


Érosion naturelle ou aidée par l'Homme ?


Les grandes dalles de lave ressemblent à un puzzle géant. Facile à suivre avec ses traces blanches. Même si parfois, on arrive à s'écarter du sentier principal...


On voit même la côte Est.


Et toujours ce bleu ! Quelle belle journée, après la semaine arrosée...



C'est la première fois que je vois autant d'eau sur le parcours !


Les dalles se font de plus en plus pentues, et inclinées sur le côté... On souffle un peu dans l'effort et on profite de la vue alentour.


L'antenne-relais ! On n'est plus très loin, on arrive !! Les nuages aussi dirait-on...


Le coup classique... Mais une légère brise fait virevolter les nuages dans tous les sens, attendons un peu...


Qu'est-ce que je disais ! Et une vue sur Salazie, depuis l'alt. 2 276 m !



Côté Col de Fourche et Col des Bœufs, c'est un peu plus chargé quand même.


On peut même voir Mafate, le Maïdo, Roche Plate...


Et tout là-bas, la Rivière des Galets, la piste des 4X4 et la ville du Port.





On se pose, on mange, on prend le temps. Comme il fait toujours beau, on se dit qu'on va pouvoir faire les petits détours dont je parlais au début.


Il faut redescendre un bout, puis guetter l'inscription au sol "Caverne Soldat".


Après 400 m de descente, on arrive devant l'entrée de la caverne...


Preuve que celle-ci n'est pas vraiment connue... elle est propre ! Les quelques papiers sont rassemblés dans le reste de feu de bois.


Petite pause "chocolat chaud" (merci Copine !!) dans cette petite grotte bien fraîche.


Un mince filet d'eau coule de son "toit". On peut se rafraîchir ou rincer son gobelet.


Le bivouac doit être assez sympa quand même... Tranquillité absolue.


Nous poursuivons maintenant un semblant de sentier, qui se démultiplie dans la mousse et les branles... par où passer ?


Pas hyperfréquenté non plus.


Finalement ce trajet s'arrête en bord de ravine infranchissable... On a loupé un truc, tant pis, on n'a qu'à revenir sur nos pas.


On sent bien passer le raidillon qui nous permet de retomber sur le sentier officiel... Ensuite, c'est de nouveau de la descente. Ouf !


On remarque ensuite le marquage au sol "mare aux Cerfs", l'autre option à visiter. Il n'y a qu'à suivre les traces.


Heureusement cette fois-ci, la descente est presque imperceptible. Bon, la mare aux cerfs l'est aussi, on ne voit qu'une flaque avec un peu de mousse et de sphaignes...


Demi-tour. Il y a encore un bon bout à descendre. Nouvelles vues dans des bassins temporairement pleins.


Puis nous retrouvons le gîte et la forêt. Et les racines.


C'est l'printemps !


La dernière heure se fait au ralenti, la portion est très boueuse et glissante. Ce matin, en montant, on n'avait pas l'impression que c'était aussi pourri...


L'avantage d'aller lentement, c'est qu'on repère de jolies choses !


C'est la première fois que je redescends ce sentier au soleil, avec juste une légère brume peu avant le parking.


Comme quoi, on peut refaire les sentiers plusieurs fois, ce sera toujours différent...


Nous voilà enfin arrivées. 21 km, pour une reprise, on ne s'est pas foutu du monde !