samedi 26 novembre 2016

Les portes du pénitencier

Après plusieurs tentatives en 2016 toujours tombées à l'eau pour cause de météo défavorable, nous tentons notre chance une énième fois.
Quelques kilomètres de route qui nous semblent interminables tellement il y a de virages en épingle à cheveu, puis nous nous garons et commençons la randonnée. D'ici, il y a plusieurs possibilités qui peuvent nous mener assez loin... on se limite à une boucle de 17 km. Passage par l'îlet à Guillaume, un pénitencier pour enfants, en ruines, de la fin du 19e siècle. Mais aussi des points de vue fabuleux. Et un effort non négligeable !

 

Avant la descente, il faut d'abord monter et bien que le soleil soit levé depuis longtemps, on n'y voit goutte tellement le couvert végétal est épais.


Nous empruntons donc le sentier en cours de réfection... finalement, en très bon état.


Nous avons cette jolie vue sur Saint-Denis, tout au fond...


Autre vue assez saisissante sur la crête (au milieu) qui remonte abruptement vers la Plaine d'Affouches... Je leur dis que c'est par là qu'on va passer ?? Ou je leur laisse la surprise ?


Nous nous extasions sur les profondes gorges de la Rivière Saint-Denis... avec la ville tout au bout...


Nous avons bien chaud, le soleil donnant d'un côté et la roche renvoyant la chaleur de l'autre... ne pas compter sur les fuites de la canalisation, elles ont disparu...



Petite passerelle qui permet de franchir le Bras Guillaume...


Nous remontons de l'autre côté en suivant la canalisation et les murs de pierres construits par les enfants détenus de ce triste pénitencier (beaucoup de détails sur cette page concernant l'origine du centre, les conditions de vie ou plutôt de survie, les injustices, pas de quoi rigoler)...


Après la remontée en forêt, nous empruntons une belle allée parfumée : ce sont des camphriers !!


Nous sommes à l'îlet à Guillaume. Petite pause "calories" vu qu'on va s'attaquer au plus gros morceau de la rando...


Une grosse réhabilitation s'impose mais est-ce au programme ?


Difficile de s'évader quand on est entouré de telles montagnes...


ou de tels ravins...


Kevin et ses drôles de Dames...


Le sentier s'engouffre dans cette allée...



Mais avant de commencer la grosse montée, petit passage historique :


Près de deux massifs de gros bambous, on devine des rectangles faits de pierres, délimitant les petites tombes... mais les feuilles les recouvrent majoritairement.


Le sentier est très agréable sous les branches, il fait bon...


Puis les choses sérieuses commencent, il faut bien rejoindre cette piste forestière qu'on a vue tout là-haut...



Quelques belles échelles et plusieurs passages bien raides... ben sinon, ce ne serait pas la Réunion hein !


Ça c'est de la belle échelle bien raide ça madame !



L'avantage, quand ça monte fort comme cela, c'est qu'on a très vite de superbes vues...


Au loin, dans le rempart, le sentier qui vient de la Fenêtre du Colorado...


Usnée barbue habillant cet arbre tortueux...


Par là, la réserve de la Roche écrite ; les nuages viennent de là, classique !


Plusieurs ravines et cascades à sec, normal en cette saison (les vraies pluies n'ont pas encore commencé).



On frôle les 30 °C alors en plein effort, avec mon cœur à 175 bpm, pfiou, je souffle et je transpire !



La pente se fait enfin plus douce, même si le passage dans la forêt de cryptomérias nous réserve une ou deux surprises. Puis nous voilà enfin à la partie la plus haute de la marche HOURRAH !!


Plus rien à voir avec le sentier hyper étroit, pentu et sur la crête : voilà une belle piste forestière abandonnée !


Il est 11h30 et on a trop faim ! On cherche un endroit adéquat. Dernière vue sur la crête du Colorado, avant l'arrivée intempestive du brouillard...



Oh mon Dieu mais qu'est-ce donc sur la route ? Un corps inanimé ?? Un SDF ? Un extraterrestre largué sur Terre pour nous étudier ?? Ah non, c'est juste Martine en train de faire la sieste...


Il est grand temps de reprendre la descente, on commence à avoir froid, entre le brouillard et le petit vent...


Nous pouvons voir une dernière fois l'îlet que nous venons de traverser, tout au fond (le toit de la case en tôle)...


Cette partie est très roulante bien sûr, dommage qu'on n'ait aucune vue ! On sent même deux trois gouttes mais au final, on s'en sort bien !

 

Nous passons enfin sous la couche nuageuse et pouvons voir la côte au soleil.






On quitte la piste pour retrouver le sentier. Dernière ligne droite !


Moi qui pensais qu'il n'y aurait que de la descente...


Nous terminons par un long cheminement entre les goyaviers et les racines... Quelle beau parcours ! Super, l'équipe !


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire