jeudi 17 novembre 2016

Les bons plans de Sophie !

Cette semaine, je suis en chômage technique deux jours et bien c'est justement sur ces deux jours que j'ai prévu l'anniversaire de Pat (pour changer des weekends et pour avoir moins froid qu'en juin !!).

On arrive, pour la première nuit, au Bubble Dôme village, dans les hauts de Saint-Joseph. Il ne pleut pas, il n'y a pas de vent, et il fait meilleur qu'à Saint-Paul ou la chaleur vient d'arriver sans prévenir. Comme quoi, le Sud, c'est bien aussi !
J'ai choisi le dôme panoramique, soit 18 m² de chambre avec vue sur l'océan d'un côté et la montagne de l'autre.



Comme c'est du glamping (glamour camping), il y a une cuisine équipée.


J'ai néanmoins choisi la formule "dîner livré au dôme" car ils ont un autre village identique à Petite-Île avec un restaurant...


Un mardi soir, on est seuls forcément !! C'est calme...



La montagne surgit des nuages.


Vient le moment de l'apéro et j'ai commandé un flamboyant coucher de soleil...


Quelles couleurs !


Je n'avais pas fait gaffe que c'était la pleine lune alors, du lit, on voit ça : (vive les masques qu'on donne dans les avions !).


Mercredi matin, j'embarque Pat à l'endroit où nous étions allés il y a deux ans (excellentes Écuries du relais), quand il s'était réconcilié avec l'équitation après des années de refus... Il reprend la même jument, Orphée...


C'est toujours le patron, Jean-Yves Françoise, qui nous guide et nous fait partager sa passion des chevaux et nous donne plein de conseils.
Nous sommes presque à 900 m d'altitude, ni chaud ni froid, quel régal !


C'est trop le pied !


Quelques passages dans les broussailles, les juments avancent d'un pas régulier, on se fait des petits trots et des petits galops en toute confiance...


Comme les randonneurs qui font un effort, les chevaux ont droit à leur pause grignotage de belles herbes vertes.


 On traverse quelques exploitations où poussent tomates, fraises, les derniers agrumes...


Au bout d'une heure trente, retour au bercail, on met la main à la pâte.


Un petit poulain à l'heure de la sieste...


Brossage, douche...


On redescend dans la grosse chaleur, pour manger à St Joseph...


Après ce bon repas de choux palmiste et de poissons, on cherche un coin à l'ombre et au frais pour une petite sieste. J'ai une idée... un endroit où je n'ai pas remis les pieds depuis... 18 ans... OMG !!


La cascade Langevin (ou plutôt, résurgence vu qu'il n'y a pas assez d'eau pour qu'elle coule par le dessus), ça fait toujours son petit effet !


La carte postale classique de la Réunion !!


De jolis bassins en bas, où des gens se trempent.


On se trouve un endroit à l'ombre mais il fait vraiment chaud... Tant pis pour la sieste !


Allez hop ! Direction la nouvelle destination, en passant par la route des laves puis l'anse des cascades pour boire un coup...


Température idéale, pas de vent, pas de houle. Qu'est-ce qu'on est bien dans l'Est !


Pas trop de touristes, pas encore de moustiques...


Nous reprenons la route pour atteindre Sainte-Suzanne et sa petite marine. Dommage, on ne peut pas avoir de plat à emporter pour le soir, on fera autrement.


Nous rejoignons notre hébergement pour la nuit, à Sainte-Rose... Le Matilona, un immense jardin très bien aménagé, avec des petits bungalows. Une piscine. Un babyfoot, une table de ping-pong (la méga raclée que j'ai mise à Pat 😈 !! )

 
 

En entrant dans l'immense salle commune, Pat sait qu'il va pouvoir laver son honneur de l'affront subi au babyfoot et au ping-pong : il y a un billard !


Nous sortons dîner... Bonne surprise, le resto de l'hôtel de la Fournaise (Le Gingembre Combava), à deux pas. On s'en lèche encore les babines...

Après cette bonne journée, au dodo !

Le lendemain matin, une magnifique table nous attend :


Alors là, les premiers de la saison, faisons un vœu !!


Mais le séjour n'est pas fini, au contraire, c'est maintenant le clou du spectacle ! Direction les hauts de Sainte-Suzanne !

Je nous ai inscrits à un atelier de cuisine créole, et comme j'étais la première inscrite, j'ai même pu choisir le menu (sous réserve de tout trouver au marché la veille) ! J'ai choisi des plats qu'on ne cuisine jamais, bien sûr. Nous sommes chaleureusement accueillis par Jacky, qui propose cette activité depuis bientôt 3 ans.
Pendant que nous dégustons quelques confitures originales (ananas à l'anisette !) devant une boisson chaude, Jacky nous informe du menu, tenez-vous bien :
- samoussas poulet/coriandre
- bonbons piments
- beignets de manioc au curry
- gratin de calebasse
- cari patte cochon (spéciale dédicace pour Pat !)
- rougail "sounouk" (snoek)
- gâteau ti-son façon tatin de banane

Il n'y a que nous et deux trentenaires en formation "tourisme" envoyés ici par l'OTI Nord.

On relève nos manches et... c'est parti !
La calebasse, c'est la pleine saison !


Un petit rhum arrangé pour se donner du courage ? Au choix, que des préparations originales : café Bourbon pointu, géranium, faham, jamalac, et l'incroyable brède mafane, cette plante utilisée dans le romazave malgache et qui a une saveur poivrée, piquante et légèrement anesthésiante de la langue !! Un drôle d'effet (on a l'impression d'hypersaliver) qui s'estompe en quelques minutes...


On prépare tout ce qu'il faut : tomates, oignons, gingembre, ail...

 

On épluche le manioc qui va bouillir...






On coupe la calebasse, on la vide, on l'épluche et on la coupe en cubes avant d'ajouter sel, poivre, thym, clou de girofle...



Parallèlement, on prépare le gâteau : rondelles de bananes sur un peu de sucre dans le fond du plat, et pour l'appareil, on fait blanchir les œufs et le sucre au batteur au moins 10 minutes avant d'ajouter la farine de ti-son (maïs très fin), le beurre fondu et la levure !


La calebasse va cuire pour être fondante, avant d'être grossièrement écrasée.


On fait tout à la fois. Donc maintenant il faut préparer le feu de bois.


Le gingembre est tellement frais qu'on peut l'éplucher rien qu'en le raclant à la petite cuiller.



L'élément indispensable à la cuisine créole : le pilon et le mortier en basalte, pour écraser l'ail, le gingembre, le piment !


Ça y est, les pattes cochon sont en train de dorer ! Pas touche !


En même temps, on prépare les bonbons piment. Il faut des pois du Cap qui ont trempé toute la nuit, on leur a enlevé la peau et on les mixe très très très finement...


Il faut aussi enlever toutes les arêtes du sounouk qui a bouilli un moment pour dessaler.


Tout s'enchaîne : le gâteau est cuit, il faut qu'il refroidisse avant qu'on puisse le retourner.


Maintenant que la calebasse est cuite, on y ajoute un peu de crème et d'emmental et on met dans des ramequins pour le passage au four... Miam les fils !


Le gratin est au four, on continue les bonbons piments en ajoutant beaucoup de coriandre ciselée, de l'oignon vert, du curcuma, du cumin et du gingembre mixés, sel poivre...


Puis on passe aux beignets de manioc, on a ajouté les épices, on se farine les mains et on fait des petites boules.


Pour le bonbon piment, c'est l'inverse ; on s'humidifie les mains, on forme une boule qu'on aplatit et on n'oublie pas le trou au milieu, qui permet d'uniformiser la cuisson...


Vite un coup d’œil au sounouk qui doit dorer longuement.


 Et les brèdes ! Qui s'en occupe ??



On ne chôme pas ! Maintenant, voilà les explications pour faire les samoussas au poulet ! On a mixé un peu de poulet (pas les blancs, trop secs) avec quelques épices et de la coriandre. On prend une bande de pâte à nem... on pose un petit tas de farce en haut, et on referme en diagonale et en rabattant jusqu'en bas.
Trop facile !


Reste à coller le dernier bout avec de la farine délayée dans un peu d'eau.


Mes premiers samoussas !!!!!


Oh la la...


Les bonbons piments et les beignets sont bien dorés, croustillants dehors, fondants dedans, parfumés et même pas piquants, quelle réussite !


Après deux heures de mijotage, voilà les pattes cochon... Tout un poème !


Gratin calebasse : une tuerie...


Et la petite attention pour Pat... 




1 commentaire:

  1. Pas mal, ces jours-anniversaire! Pat doit regretter de ne pas vieillir plus vite!

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