dimanche 9 octobre 2016

Remonter la pente... avec le sourire !

Cette fameuse "pente choca" ne mesure que 1 km, sur les 20 que nous allons parcourir aujourd'hui ; mais avec ses 600 m de dénivelé, elle va me laisser un souvenir impérissable, car je crois qu'elle constitue mon record en matière de pourcentage : 60 % ! 
Et plein de coins que je ne connais pas sur ce circuit, la journée promet d'être excellente !

En plus, elle commence à 9 heures (et oui ça change de la semaine dernière avec le réveil à 4h30), à Saint-Joseph. Il fait beau, un peu de vent, 25 °C...


Côté montagne, où nous allons, c'est un peu plus bouché... mais qui sait ?


Après avoir emprunté de vieux chemins, remonté quelques rues, nous descendons dans un immense verger, appelé îlet Delbon.


Ici, des pieds de letchis et des manguiers à foison...


Nous apercevons le rempart d'en face. Pour l'instant, nous n'allons que le longer par le bas. Nous devons rejoindre la piste de la Rivière des Remparts.



 Dans trois mois, il seront fin prêts...

 

Voilà enfin la piste. Mais on ne va pas la suivre, on va marcher dans le lit à sec de la rivière. C'est plus sympa et on ne se prend pas la poussière des 4x4 qui passent.


Une première pour moi, la Rivière des Remparts depuis St Joseph !





On se demande si c'est naturel (poudingue) ou fait par l'Homme...


Les nuages nous évitent fort heureusement de griller sur place dans ce lit de rivière à sec. Il y a même une petite brise qui remonte de la mer.


C'est par là que se trouve le sentier Corymbis, un modèle du genre... Pas pour nous, mais il ne faut jamais dire jamais !


On se rend, par curiosité, au tout début du sentier, annoncé en réfection (le Grand Raid devrait l'emprunter l'an prochain...). Et bien voilà par quoi cela commence... :


Nous poursuivons notre remontée de la Rivière. Tout au bout, l'îlet de Roche Plate (pas celui de Mafate !) et on peut même remonter jusqu'à la route du volcan !


Un peu d'animation sur cette portion (groupe de marcheurs redescendant des gîtes, 4x4 qui montent...).


Fini de rire. Nous prenons quelques forces avant le gros effort de la journée. Ah bon, il y a un sentier qui monte là-dedans ? Heureusement qu'il y a un panneau pour le signaler !


Pour ceux qui ne verraient pas le panneau, une flèche attire l'attention. Non, on ne pourra pas dire qu'on a loupé le début !


Derrière nous, l'équivalent de ce qu'on va grimper... un mauvais moment à passer ! Je me concentre sur la grande descente qui va s'en suivre juste après (on se motive comme on peut !).


On marche 10 mètres et ... ah oui, on ne s'est pas moqué de nous ! Ça grimpe VRAIMENT !


Mais c'est quoi ce sentier ?


Parce que vous appelez cela un sentier vous ? Ça ressemble plus à de la varappe !


Un moment de répit pour voir en face où on en est. C'est TOUT ?!!???


Bon, continuons de monter ; de toute façon, en descente, ce serait presque suicidaire !!


Et pourquoi "pente choca" ? Parce qu'il y en a tous les mètres !


C'est du plat mais pas de fausse joie...


La passerelle a connu des jours meilleurs.


Je vois à peine la différence avec tout à l'heure... quelle terrible montée !


Il faut s'aider des branches (mais ne pas choisir celle qui ne tient pas !).


De jolies marches toutes neuves. Mais ça ne rend pas la montée moins ardue...


Il me reste tout juste assez de lucidité et de neurones actifs pour savoir quel pied mettre sur quelle marche...


J'ai décidé de monter d'une traite pour en finir au plus vite ; si je m'arrête, je n'aurai plus du tout envie de repartir ! J'apprécie le travail de l'ONF ; après les marches en cryptoméria, voilà celles en fascines de goyavier. Beau travail !


Cela fait déjà 1 h 20 qu'on monte ! Après un moment de flottement, je me sens mieux même si c'est dur. J'ai repéré des marques liées aux travaux ; après le n° 30 et le 15, je vois le 9... c'est que la fin n'est plus très loin ! Et une petite échelle pour pimenter le tout (les cuisses sont mises à rude épreuve)...


Et enfin la délivrance ! L'arrivée au sommet du rempart, avec le soleil, le ciel bleu et la vue sur la Plaine des Grègues !


(Certaines des photos qui suivent ont été prises par mon smartphone pour cause de batterie faible de l'appareil photo. D'où la différence de résolution.)

Belle vue sur tout le site.


Nous nous arrêtons enfin pour la pause pique-nique, on a la dalle ! On est au pays du curcuma, voilà la récolte qui attend d'être réduite en poudre (j'en ai réservé 500 g !) :


Après le repas, on a encore un bon bout à faire ; une belle descente en fait ! Quelle chance, tous les nuages du matin se sont dissipés et on a un temps magnifique qui nous permet de voir jusqu'au Morne Langevin.


Comme notre guide est du coin, on emprunte des petits chemins béton entre les champs au lieu de suivre la route classique.


La vue se dégage d'un coup... jusqu'à l'océan d'un bleu incroyable.


Traversée de grandes prairies avec une route qui a l'air de se jeter vers l'océan...


Nous voilà en vue du piton de l'Entonnoir. Comme nous estimons ne pas avoir assez fait de montée (LOL), nous allons le gravir !


Après un bon raidillon qui nous a fait cracher nos poumons, nous atteignons le sommet où se trouve une aire de décollage de parapente et une table d'orientation et une de ces vues, mamma mia...


 Je suis bien contente de trouver la fonction "panoramique" sur mon smartphone !




Tout St Joseph à nos pieds, et plus encore...


Nous poursuivons la descente par de vieux sentiers, parfois avec des marches, parfois pleins de cailloux. Les pieds commencent à chauffer sérieusement...


C'est d'ailleurs pour cela que je ne me plains pas vraiment quand il faut traverser la rivière... la voiture n'est plus très loin et cette fraîcheur, ça soulage les jambes !!


Nous retrouvons rapidement nos véhicules. Et je repars avec du curcuma hyper parfumé et bien orange, et de la rouroute (faits par le frère de notre super guide), cette fécule (arrow root) pleine de vertus et qui sert d'épaississant en cuisine ; testé ce soir même en une crème vanille veloutée, et approuvé !!

1 commentaire:

  1. Magnifique reportage sur cette randonnée. Je vois que je ne suis pas la seule à avoir souffert sur cette Pente Chokas, en compagnie du même guide, quelques mois plus tôt.

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