vendredi 15 juillet 2016

Chemins de traverse

Un jour férié qui permet d'avoir 4 jours de repos ?? Je saute dessus ! Faut bien que mon statut d'indépendante ait aussi des avantages ! Le calcul est vite fait : 4 jours de repos = 2 randonnées !

Pour ce jeudi 14 juillet, mon choix se porte sur un circuit que j'ai pondu toute seule comme une grande ; à force d'étudier les GR, les PR, les circuits existants et les cartes au 10 000ème, je me suis rendu compte que, dans Mafate, je ne connaissais pas encore l'îlet Cernot ni l'îlet Cimendal. Ils sont situés en bordure de La Nouvelle, la "capitale" du cirque, alors je fais tout ce que je peux pour créer un tracé qui m'évitera le fastidieux et surpeuplé GR1.
Au final, j'obtiens une sortie de 23,5 km qui me réserve quelques jolies surprises.
Déjà, je m'extirpe du mauvais temps qui règne dans le nord-est. Je sais que Mafate est privilégié, je croise les doigts. Et au niveau du parking du Col des Bœufs, une lueur d'espoir :


Tant pis pour le beau ciel d'azur comme le week-end dernier... les alizés soufflent fort, il fait frais, j'ai mis les gants.


Je vais descendre dans la forêt de la Plaine des Merles, par cette piste forestière, puis remonter au Col de Fourche. Martine, tu te rappelles ?



Parfait pour échauffer les articulations mises à mal par 2 heures de voiture... itinéraire légèrement descendant


Après la piste, le sentier, humide et moussu.


C'est presque tout plat, puis quelques minutes de raidillon et m'y voilà :


Aucun risque qu'on y voit quelque chose, c'est trop chargé, je ne m'attarde donc pas.Et puis le zef m'incite à vite repartir !


La vue sur Mafate est pour l'instant, disons... minimaliste.


Ce sentier est plus étroit que le GR (qui, lui, est un vrai boulevard), mais plus calme (personne !) et authentique. Les pierres, mouillées par les gouttelettes d'eau, sont assez glissantes.


1 heure seulement après avoir quitté la voiture (serait-ce le froid qui me booste ?), je retrouve le fameux GR1... je n'ai pas le choix sur 2 km il n'y a pas d'autre sentier. Heureusement, à cette heure matinale il n'y a vraiment pas grand monde !


Une apparition


Alors que je suis encore à l'ombre, devant moi le Grand Bénare prend son bain de soleil.


La traversée de la plaine des Tamarins (même pas de boue) est une formalité. Il ne fait pas si froid que cela, j'ai déjà traversé ce lieu en juillet avec du givre partout !!



 Une première vue sur Mafate, et le sentier entame une descente.


Je peux maintenant quitter le GR et emprunter ce chemin qui a été réhabilité il y a 2 ans.


Alors que le GR1 que j'ai évité n'est qu'une succession de marches plus raides les unes que les autres jusqu'à l'îlet, je me retrouve sur un large sentier herbeux en pente douce !!


Des charrettes ont effectivement dû passer ici !!


J'attends une partie au soleil pour faire une petite pause grignotage et faire sécher le bas de mes pantalons, trempés par la rosée.


Il n'y a qu'à demander : soleil et vue panoramique !



Agréable portion au soleil, les gants sont relégués au fond du sac.


Ceux qui connaissent reconnaîtront la "dent" du Maïdo, la Brêche, Roche Plate et le Bronchard. Mais c'est loin, je vais encore me rapprocher pour mieux voir !


Ceux qui ont décidé de gravir le Grand Bénare aujourd'hui ont eu une bonne idée... ciel d'azur et vues imprenables sur le cirque.


Je me retourne et constate que les gros paquets nuageux ont diminué de volume.


Retour dans une zone ombragée et fraîche, une forêt de cryptomérias. On sent aussi l'odeur des mimosas péi.



Quelques cases apparaissent au loin.


Le rempart dans toute sa magnificence.



Le selfie du jour, soleil en pleine face...


Obligée de me cacher derrière un tronc pour y voir quelque chose !


Cet arbre était en train de pousser et soudain il s'est dit "oh, et puis non !"...



 La forêt est finie, voilà les broussailles.


Et les premières habitations, au niveau de l'îlet Cernot (du nom de la seule famille qui y vit, il y a d'ailleurs un gîte !).


Comment cela peut-il pousser, c'est si sec.


Le Col des Bœufs et le Col de Fourche sont toujours dans le coton.


Ce chemin n'est quand même pas vraiment fréquenté, malgré la possibilité d'y faire du VTT


Soudain, un bruit : une vache en train de manger des feuilles de maïs directement dans le champ !


Me voilà juste au-dessus de La Nouvelle, et je profite de tous les bruits de la civilisation : les cloches de l'église, les groupes électrogènes, la musique des bistrots (chacun la sienne bien sûr) et il y a même un gars en train de faire tourner une bétonnière !! Qui a dit que c'était le calme absolu ici ??


Je tente le tour de l'îlet (il manque le "L" apostrophe sur la plaque...)


Euh, bien besoin d'un coup de débroussailleuse...


Soudain mes origines ardennaises vibrent au plus profond de moi-même : mais oui alors, c'est bien un petit sanglier !!!


Il y en a même plusieurs dans un enclos... Cari sanglier, jamais goûté !!


Malheureusement je débouche dans un champ de broussailles au milieu d'un troupeau de moutons... ne sachant où aller et ne souhaitant pas énerver un de ces ovins peut-être irascibles, je rebrousse chemin pour emprunter le sentier plus classique. Je croise une vache, mais aucun risque, elle est attachée !


Mon objectif maintenant est de trouver le point de vue. La Nouvelle, c'est un labyrinthe de sentiers entre les cases, autour des sentiers principaux, avec le moins d'indications possible. Je suis obligée d'activer mon application GPS (maps.me, géniale, utilisable hors connexion et gratuite !) pour arrêter de tourner en rond et enfin atteindre le belvédère !!


Superbe vue sur la Rivière des Galets ; à gauche, l'espèce de plateau, c'est le Bronchard.


Tout à droite, les quelques cases, c'est l'îlet Cimendal. Un peu loin pour que j'aille y faire un tour, cependant.


De La Nouvelle, on peut accéder à Roche Plate par un vertigineux sentier qui descend de façon abrupte vers la rivière, et remonte de façon non moins ardue de l'autre côté.... je zoome dessus (jamais emprunté encore ; à prévoir lors d'un circuit sur deux jours) :


Il est 11 h 30 et je profite de la table de pique-nique pour manger avec une belle vue.


Les nuages forment un liseré sur tout le bord du rempart du Maïdo. Moi, en plein soleil, je suis bien...


Je suis les poteaux verts du contournement de l'îlet. Vue sur Tête de Chien...


Je dois maintenant retrouver l'église pour prendre de l'eau au robinet.



Il y a de nombreuses familles attablées ou allongées dans l'herbe pour le repas de midi. Pour ma part, j'entame le retour. Si vous aviez le choix entre un sentier plein d'escaliers ou un sentier plus long, mais avec une pente douce, vous feriez quoi ? Moi, j'ai pris à gauche ! En plus, c'est beaucoup plus calme.


C'est reparti pour 4 km de pente douce... contre 1,2 de grosse montée si j'avais pris le GR1 !!


Avant de retrouver la portion obligatoire du GR1, je m'octroie une petite pause sur un tronc. J'aperçois furtivement un papangue. D'où l'avantage de la randonnée silencieuse !


Il y a même un bon soleil à la plaine des Tamarins, mais ça se gâte un peu plus loin.


Obligée de remettre un T-shirt à manches longues, puis la softshell. J'oblique sur le sentier du Col de Fourche, le dernier effort de la journée.


Pas de chance, toujours la même vue que ce matin !! Il me reste un peu moins d'une heure de marche.


Vigilance accrue dans la série de marches raides, puis après, ce n'est que de la rigolade !


Retour dans la forêt de la Plaine des Merles...


pour finir par la piste; y aurait-il une éclaircie ?? euh non en fait, il commence même à pleuvoir au niveau du parking surveillé ! J'arrive à temps !!


Un de mes records en rando à la journée : 3 906 kcal !! Je pense avoir éliminé tout ce que j'ai engrangé le weekend dernier !


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire