lundi 14 mars 2016

Splendeurs du Sud Sauvage

Après une semaine de travail, me revoilà partie (tôt) pour une rando avec SLP dans le sud de l'île, rando que je n'ai jamais faite : la boucle de Takamaka, qui doit remonter la coulée de 1986 jusqu'à 1 000 m d'altitude (enfin du frais !!), puis redescendre par la variante du GR2. Un sentier difficile et délicat, déconseillé par temps de pluie.
Et le hic, c'est que là-bas, il a plu toute la semaine, il a plu toute la nuit... Rien qu'à voir les premiers mètre du sentier, envahis d'herbes, on décide de la reporter à octobre ou novembre et on se rabat sur le sentier littoral de St Philippe. Moins dangereux ! Bien sûr, en restant au niveau zéro, on ne va pas vraiment ressentir de fraîcheur... loin de là...
On débute la rando au niveau du vieux port du Tremblet, direction la Mer cassée. Un vieux panneau indique toutes les étapes.


Le ton est tout de suite donné : cailloux, mousse et humidité. Et MOUSTIQUES.


Ce tronc a été partiellement phagocyté par la coulée, figé à jamais dans sa gangue de basalte.


Une étrange odeur monte à nos narines... le sol est jonché de goyaviers qui n'ont pas résisté aux dernières pluies ni aux coups de vent. On va marcher sur des dizaines de milliers de ces petits fruits. Dommage ! Gorgés d'eau, de toute façon, ils n'étaient pas super bons... Par contre, ils font le régal de milliards de moucherons.


La forêt de St Philippe dans toute sa splendeur.


Nous sommes juste à la limite nuage/soleil. Tant mieux car il fait déjà bien lourd et l'hygrométrie doit flirter avec les 99 %...


On marche très tranquillement en faisant attention à ne pas glisser sur les racines ou les rochers moussus. La rando prévue difficile s'est muée en balade de bord de mer.


On traverse parfois une ravine qui débouche dans l'océan quelques mètres plus loin. Ici, c'est 1 moustique au centimètre carré !


On s'arrête le moins possible pour ne pas se faire dévorer vivant. Je prends tous les risques pour photographier cet étrange champignon : un satyre voilé (Phallus indusiatus, il ne faut pas chercher bien loin l'origine du nom !!) et sa délicate collerette en dentelle. Qui se douterait qu'il est utilisé dans la haute cuisine chinoise ?



Un signe qui ne trompe pas : nous sommes bien dans la région de St Philippe, la vanille pousse partout à l'état sauvage !


La forêt alterne agréablement avec de multiples pandanus, comme sur le sentier littoral de Ste Rose fait quelques semaines plus tôt.


Premier point de vue sur l'océan... on ne sent aucune brise encore.


Les racines à nu forment le sentier.


Les ravines coulent encore ; on se dit qu'on a bien fait de ne pas faire la rando prévue initialement, ça doit être saturé d'eau, tout là-haut ! Et vu que ce sentier est connu pour être boueux "en temps normal"...


Petites incursions en bord de falaise,


passages sous les pinpins,


ou le long des goyaviers, la végétation n'est pas monotone. Les nuages commencent à s'estomper.


Avec cette luminosité croissante, les "vraies" couleurs commencent à apparaître plus tranchées. Le beau bleu, le beau vert !


Le sentier est plus plat que celui du côté de Ste Rose, il n'y a que de rares mini-montées.


On trouve enfin un endroit loin des moucherons et des moustiques, avec vue sur mer et brise de face. L'occasion de faire une pause grignotage ! Et pour certains, de compter le nombre de piqûres sur leur corps ! On se rend compte que certaines personnes attirent plus que d'autres Aedes Albopictus, avec des dizaines et des dizaines de traces ! Je suis contente de ne pas en faire partie...


Le ciel bleu revient en force !


La forêt humide laisse place aux pinpins et aux filaos.


 Le soleil tape...

 

Paysage typique du Sud Sauvage :


Les moustiques ont disparu, maintenant il faut se protéger du soleil et de la chaleur.



Nous arrivons au lieu appelé "le jardin volcanique", une promenade qui permet de découvrir les différentes manifestations volcaniques sur une petite distance (coulée de 1986).


Ici, on a l'impression d'être sur le grill : chaleur du soleil et chaleur réverbérée par le sol noir !


Obligé de faire demi-tour pour retrouver le sentier...


On passe devant la fontaine de lave de 86, avec son petit tunnel.


Le sentier permet de passer au-dessus


Toute la lave venait de là, par cette "autoroute". On constate aussi que les Hauts sont toujours dans le gris, donc aucun regret d'avoir changé de plan, on n'aurait rien vu si on était monté...


Un (ou une) romantique a dessiné un cœur en galets...


Nous décidons de nous arrêter manger un peu avant l'aire de pique-nique du Puits des Arabes, pour profiter du grand calme à l'ombre des filaos.


Une petite brise marine nous fait le plus grand bien, on oublie la moiteur, la chaleur et les moustiques...

 

Après une bonne pause, il nous reste encore autant à parcourir. Nous dépassons les kiosques bondés de pique-niqueurs.


Le sentier redevient vite sauvage et désert.






Ici, il y a deux "souffleurs" mais les vagues ne sont pas très fortes.


On devine ici l'eau "vaporisée" par cet orifice circulaire.



 Il y a quand même 2 échelles sur ce parcours !!!


Beaucoup de flaques mais on arrive toujours à contourner sans problème.


La touffeur est éprouvante dans ces passages bordés de végétation !! Vite, le bord de mer !


Aaaaaah je respire !!


Nous arrivons au terme de la marche.


Dernière forêt de pinpins...


Ce panneau nous indique que nous étions dans la réserve biologique de St Philippe.


Un peu de crapahutage sur la lave cordée avant d'arriver à la Marine de St Philippe. Il reste 20 minutes à longer l'océan avant d'atteindre notre terminus et ses boissons fraîches...


Au final, les plans B, c'est bien aussi !

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