dimanche 14 février 2016

Sauna et hydromassage à l'œil

Après 5 bonnes journées de pluies dues à la tempête tropicale modérée Daya, le soleil est enfin revenu. L'air est saturé en humidité, le moindre rayon de soleil fait monter le mercure... Mais il nous en faut plus pour nous décourager !
La rando annulée dimanche dernier est donc reprogrammée ce jour. Nous devons faire une "presque boucle" : la bonne montée du sentier Kalla (qui est une partie de la course de montagne Kalla-Nescafé), puis la montée du chemin Ratinaud jusqu'au croisement avec le Sentier de Bord qui descend de Dos d'Âne à Rivière-des-Galets où nous avons laissé des voitures.
On se prépare à ces 15 km et 1300 m de dénivelé + et un presque autant en négatif, on sait que ça va chauffer... que ça soit dans l'air ou dans les cuisses !

On débute sous un soleil radieux. L'effet magique des pluies est bien visible : grandes herbes partout !


Nous montons plein Est, ce qui veut dire... soleil en pleine face ! Et pas beaucoup d'ombre au début du sentier.


Un premier point de vue sur la ville du Port (un des endroits les plus chauds de l'île en plus).


On est encore au niveau de quelques cases, de l'autre côté de la Ravine à Marquet.


Le sentier est très fréquenté par les trailers qui s'entraînent, impossible de se perdre même s'il n'y a pas vraiment de balisage !


On voit toute la baie de St Paul maintenant, jusqu'au Cap La Houssaye


Le mince filet d'eau au milieu du sentier s'élargit un peu, quelques sources éphémères coupent le passage, on se faufile sans problème. On ne remarque pas encore les moustiques, ils doivent être en train de cuver le sang de la veille !


Avec l'altitude, la végétation commence à changer : fougères, goyaviers... Par contre, il ne fait pas vraiment moins chaud.

 

Toujours la ville du Port qui s'étale à nos pieds...


Les nuages commencent à se former, l'air est tellement humide. D'éventuelles averses sont prévues dans l'après-midi. On profite de la belle vue sur les crêtes.


Je me souvenais de ce sentier à sec, je vais le voir sous un jour nouveau... Première petite ravine à franchir, certaines y vont franco avec les chaussures ; moi tant que je peux garder mes chaussettes sèches, je tente !


Jocelyne me montre la voie... bravo !


Chaussettes mouillées 0 - Pieds secs 1 !
On se rend vite compte que ça va être difficile de conserver ce score... Le sentier prend de plus en plus l'eau... mais on peut encore feinter sur les bords...


L'eau suinte de partout, laissant apparaître les racines et formant de mini cascades.



Voilà une autre ravine... débit plus fort... mais en ôtant les chaussures on arrive à passer sans encombres. Suffit d'aller lentement et de s'aider des mains.
Chaussettes mouillées 0 - Pieds secs 2 !!


On se rend compte que le combat pour éviter les orteils flétris n'est pas fini !! L'eau s'étale parfois sur toute la largeur du sentier car il n'y a plus de pente... Restons vigilants !



Nous voilà enfin à la Ravine La Mare et sa... mare.

Pas de canard...


On rencontre un petit chien brun famélique mais débordant d'énergie, faisant 10 fois le trajet dans nos pattes quand nous on le fait une fois... Ici commente un bon raidillon avant le point de vue et la pause tant attendue...


Petit plus par rapport à mes dernières venues : 2 grosses échelles facilitent la montée.


 Un choca vert en train de se déployer. Quel méli-mélo de verdure !


La montée est bien ardue car la boue, omniprésente, s'accumule sous nos chaussures et fait disparaître les crampons et tout espoir de ne pas glisser. Nous nous retrouvons bien souvent à 4 pattes, en train de chercher une prise.


Une fois sur la crête, la vue se dégage enfin et on aperçoit la colline que nous venons de longer et les habitations.


C'est là que l'on s'arrête quelques minutes pour reprendre des forces. C'est là aussi que le petit chien, un peu trop près du bord, fait le saut de l'ange et se retrouve 6 mètres plus bas, sa chute amortie par les nombreuses branches et feuilles de choca...


Increvable, il finira par remonter et nous rejoindre !!



À partir de là, le sentier redescend de façon abrupte et passe devant la grotte Kalla.


Je m'étais toujours arrêtée là et avais fait demi-tour. Aujourd'hui, génial on continue ! La descente se fait doucement, le sol étant tellement gras...


On ne sait plus lequel des deux étrangle l'autre !


Dernière ravine en eau : facile à traverser à pieds secs en empruntant les gros rochers. Et là, je peux chanter "et 1, et 2, et 3 - zéro"  !! Je suis bien contente d'avoir évité la macération des pieds car on a encore de la marche...


Le problème avec les ravines, c'est qu'il faut toujours remonter après !


Nous rejoignons enfin le chemin Ratinaud et prenons à gauche pour continuer à monter. Un peu de béton ne nous dérange pas, après toute la boue, la mousse, les flaques, les ravines pleines !


On ne voit plus la côte maintenant :


Devant nous, la fin de la Ravine à Marquet et son manteau de brume...


Quelques cases constituent l'îlet Lautret. Je repère un superbe vieil arbre phagocyté par un mur de pierres sèches, à moins que ce ne soit l'inverse !



Ce chemin béton permet de rejoindre la route qui monte à Dos d'Âne, pour ceux qui veulent se faire un mégadénivelé.



Nous voilà prévenus !


Finalement, on est des inconscients et des risque-tout, on s'aventure en dehors de la passerelle...


L'îlet Solitude porte bien son nom... Quelques cases dont on se demande comment on y accède...


Fin du chemin béton, un dernier raidillon bien senti, pour nous achever avant l'heure du pique-nique...


Le soleil refait même une belle apparition. Pas trop non plus, c'est que ça chauffe là-dessous !


D'un coup, nous débouchons sur la route de Dos d'Âne, au-dessus du lieu-dit Le Plateau. Le sentier continue juste en face, attention à la circulation...


Autre vue sur l'îlet Solitude...


Vue sur le Port avant qu'elle disparaisse sous les nuages. Nous nous installons pour avaler notre pique-nique. Quelques gouttes se font sentir... On ne s'attarde pas.


Nous avons rejoint le Sentier de Bord et entamons (enfin !) la descente. L'air est respirable ici !


Vue sur le filet d'eau dans la Rivière des Galets, c'est par la rive droite que nous allons redescendre et nous arrêter un peu avant le pont... alors allons !


Le ciel devient de plus en plus gris. La cape de pluie reste à portée de main.



Endroit étonnant pour un ti bon dieu !


Vue sur le rempart d'en face avec La Plaine St Paul, Sans Souci... Oui j'habite juste en face, à moins de 3 km à vol d'oiseau ! Par beau temps et avec du soleil (et des jumelles), je suis sûre que je pourrais voir ma résidence...


Surgies de nulle part, deux cases en tôle et leur petit banc... Curieuse, je m'approche car je sens le truc insolite...


L'intérieur est aménagé pour se faire un petit repas...

Et la vue depuis le banc vaut son pesant de cacahuètes ! L'entrée dans Mafate, rien que ça !


Mais il ne faut pas s'attarder car la pluie refait son apparition, plus soutenue cette fois. On a de la chance, le sentier est bien entretenu et balisé !


On passe ainsi à l'arrière de nombreuses maisons, en empruntant de vieux chemins oubliés...


Je sors de moins en moins l'appareil photo, bien au chaud dans sa pochette plastique...


Il n'y a pas que des cases en tôle sous tôle par ici...


Les éléments se liguent contre nous : les panneaux indicateurs disparaissent et des cordes se mettent à nous tomber dessus. On demande notre chemin plusieurs fois, une jeune fille prend même son parapluie pour nous guider quelques instants et nous remettre dans la bonne direction ! Nous retrouvons enfin le sentier qui longe le rempart, nous nous rapprochons de la rivière, nous pensons que c'est presque fini...


Il en tombe encore une bonne dans les hauts. C'est celle que l'on vient de se prendre, qui nous a nettoyé les mollets et les chaussures plein de boue ! Oui dans ces cas-là, il vaut mieux voir le verre à moitié plein qu'à moitié vide ! Quand aux chaussettes, elles ont fini complètement imbibées alors le nouveau score c'est Chaussettes mouillées et Pieds secs, égalité !


Nous continuons de nous rapprocher du lit de la rivière. Cette fois, on est presque arrivé.



Que nenni ! Le sentier, qui devait descendre, se met à remonter et déboucher sur un chantier. Nous ne savons pas trop où nous sommes ni par où passer, et pas un chat à qui demander notre chemin !


On redescend et on tente plusieurs petites sentes qui ne mènent nulle part. Sauf chez des gens, plus ou moins accueillants. Une dame finit par nous expliquer qu'un habitant a mis un portail sur le sentier, ce qui embête tout le monde !! Elle nous fait gentiment traverser son jardin pour qu'on puisse rejoindre l'ancien tracé en contre-bas.
Après un passage devant chez un habitant irascible... nous retrouvons les derniers mètres de goudron avant de rejoindre l'église de Rivière des Galets où nous avons laissé nos voitures.


Voilà un parcours qu'il sera difficile de refaire, à moins d'emporter avec soi une carte précise du quartier Ste Thérèse et Halte-Là. Dommage aussi, il faudra désormais terminer par la route alors qu'il y a plein de petits sentiers pittoresques, mais que certains se sont appropriés...

2 commentaires:

  1. J'ai bien envie de refaire une sortie, mais sans être en sucre, la pluie et la boue ne me font pas envie!

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  2. Tu risques de devoir attendre un moment alors !!

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