lundi 25 janvier 2016

La forêt de l'aventure

En ce beau dimanche je retrouve un groupe OVS pour une rando atypique, à savoir que ce n'est pas un GR et qu'une partie ne figure même pas sur la carte IGN !
Mais ce n'est pas cela qui va nous arrêter ! Nous avons une confiance aveugle en notre guide... allons-nous le regretter ? En tout cas, au début, il a l'air de savoir par où il faut passer !


La marche commence par les chemins béton du quartier "Montauban" dans les hauts de St Denis.



Il fait beau sur le Pic Adam...


Quelques derniers letchis abandonnés aux oiseaux...


Nous continuons à cheminer entre les cases et les jardins.


Des grains de café encore verts, près d'une maison.


Le chemin béton se transforme en piste de terre et c'est là que la montée commence. Un point de vue sur la Rivière des Pluies (celle qu'on remonte pour aller à l'îlet Quinquina et plus encore).


Parfois, on a la vue sur le chef-lieu :


Mais on s'éloigne assez vite de la civilisation...


Ça n'en finit pas de monter et ça glisse déjà pas mal, il pleut tous les jours ici !


Nous ne sentons pas encore la fraîcheur tant espérée ; nous sommes trempés de sueur et remercions les nuages qui atténuent la brûlure du soleil...


Un passage en pleine forêt nous fait découvrir des kilomètres de fruits de la passion. Faut être motivés pour venir les chercher ici !


Moi j'ai fait le plein ; belle récolte, non ??


C'était une blague !! C'est ma razzia de vendredi sur un autre sentier... :o)
Tout à coup apparaît une magnifique fleur : la liane de Mysore ; on en voit plutôt près des habitations qu'en pleine nature.


D'ailleurs, tout le monde s'extasie et prend des photos !!


Ce point de vue sur St Denis est le dernier que l'on va avoir avant un petit bout de temps alors... profitez-en !


On est pile à l'heure pour le vol de 10 h 30 :


La piste glissante continue à bien grimper et est de plus envahie par les herbes (et les mouches accessoirement).


Une petite pause ; discrètement notre guide sort sa carte... serions-nous déjà perdus ?!!


Mais non, il n'y a qu'un sentier de toute façon hein !! On découvre une grenouille à fesses rouges... Est-ce le signe de la période de reproduction chez ces batraciens ?


Il est 11 h, nous continuons à monter, la brume fait son apparition.


Juste de quoi voir la crête d'en face.


Ce n'est pas gênant car maintenant nous sommes sur le chemin du Grand Figuier et la forêt se densifie en quelques mètres.


Quand je dis densifie, c'est un euphémisme ! Eh, attendez-moi !



Avec les nuages qui s'accumulent au-dessus de nos têtes et la canopée de plus en plus touffue, on se demande si on ne va pas devoir sortir la frontale !


Forcément, avec une atmosphère aussi humide, les champignons s'en donnent à cœur joie : on fait le plein pour l'omelette du midi :


Mais il n'y a pas que les champignons qui se régalent des 99 % d'humidité ambiante...




Nous arrivons à un croisement ; au choix, un sentier qui monte pas longtemps, mais pas du tout fréquenté, ou le sentier qui descend à la ravine. On choisit le premier. Effectivement, ça monte...


et il est tellement peu fréquenté qu'on ne le voit plus du tout dans cette végétation et qu'on finit par faire demi-tour et prendre le sentier de la ravine.


Nous arrivons à la fameuse passerelle Montauban...


Un mélange de tradition et de modernité : échelles en alu, rambarde en branche, et filet de tennis de récup pour faire office de filet de sécurité !


Vu d'en bas :


 Notre guide prend la pause ; en fait il scrute déjà au loin pour chercher la trace du sentier parmi la verdure !


On traverse la ravine glissante en se tenant à un filin genre "accrobranche"


En deux secondes, la pluie s'abat sur nous et nous avons juste le temps de sortir nos vêtements de pluie ! Zut de zut, il est midi et j'ai faim ! On va continuer de marcher en attendant que cela se calme et espérant trouver un endroit propice au pique-nique.
L'appareil photo est relégué bien au sec... nous remontons de l'autre côté de la ravine puis poursuivons la marche sous la pluie pendant une bonne demi-heure... Nous arrivons au croisement d'un sentier qui descend de la Roche Écrite, c'est là que commence notre descente.
Rencontre insolite avec une petite musaraigne sûrement habituée à venir manger les miettes de ceux qui s'aventurent par ici.


En espérant qu'elle n'ait pas la leptospirose hein Éric !


Tout est trempé et détrempé même ; on décide de marcher encore un peu pour tenter de trouver un endroit pas trop mal pour manger. Il est 13 heures... On devient experts en glissades plus ou moins contrôlées (merci les bâtons).


Magnifique orchidée blanche dans cette jungle verte...


Nous finissons par nous arrêter et enfin manger !!


Puis il y a de nouveau de la descente, de la boue et des feuilles mortes... En dénivelé cumulé on a quand même eu + et - 1 400 mètres...


Alors au choix, sur les fesses, ou sur les fesses...


Bizarrement mes pieds sont toujours au chaud et au sec, même si les chaussures et les mollets sont bien crados.


Premier point de vue depuis l'atterrissage de l'avion. On est tellement descendu qu'on a de nouveau chaud !




De nouveau un croisement sans indication... on part au pif sur la gauche en suivant "Trail de Bellevue", car Bellevue est juste à côté de Montauban. Bah, on finira bien par arriver à la mer puisqu'on continue à descendre !


Cette partie est encore plus raide et glissante qu'avant ! Encore quelques belles glissades pour certains...


On se demande comment on peut courir là-dedans alors qu'on peut à peine poser un pied sans qu'il glisse sur la terre, les feuilles ou les racines...


Passage de la ravine



Puis de nouveau une longue partie étroite bordée de goyaviers ; ceux-ci vont nous servir pour les passages les plus scabreux...


Car le goyavier plie, mais ne rompt pas !



À 15 h 30 nous débouchons sur un chemin béton. Reste à savoir s'il faut plutôt aller à gauche ou à droite !! Un ado en scooter qui passe par là (coup de bol) nous renseigne.
Il nous reste une paire de kilomètres à parcourir.


On retrouve les cases, les jardins, les champs de salades ou de chouchoux.


Puis dans le creux, nous reconnaissons l'endroit où nous sommes passés le matin, la boucle est presque bouclée !


Fleurs de pitaya (fruit du dragon) :


Finalement, on n'est pas si sales que ça ! Bon je n'ai pas photographié les fessiers de certains...


Merci Éric d'avoir proposé cette découverte du Nord de l'île !!

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