dimanche 29 novembre 2015

La rando inattendue

Il faut se lever de plus en plus tôt pour partir "à la fraîche" (et si l'on considère que 23 °C c'est frais !) et aussi, prendre de la hauteur. C'est vite étouffant dans les bas. En ce beau dimanche, je suis déjà sur la route à 6h30 pour une boucle dans le coin des Makes. Tout ne va pas se passer comme prévu, mais au final j'aurai fait mes 10 km et vu ce que j'avais prévu !

C'est un peu voilé dans les hauts de la Saline.


Après avoir pas mal galéré pour trouver la route des Makes (mais qui a volé tous les panneaux ??), je finis par retomber sur la route Hubert de Lisle. Le temps est parfait !


Je passe de nouveau 15 minutes à trouver le petit chemin qui n'est pas un sentier de rando signalé, bien qu'il figure nettement sur la carte IGN...


Je traverse des champs de fraises, ça embaume !!


Rebelote, pas de signalisation, mais des champs dans tous les coins, des passages privés ou interdits, des ruches en plein milieu de là où je pensais passer, et de hautes herbes en travers, bref au bout de 15 minutes où mon sang se met à bouillir et pas à cause du soleil, je décide de faire demi-tour et de monter directement à un coin que je connais, le parking de la Fenêtre des Makes ! Je pourrai au moins prendre un début de sentier indiqué !
Avec tout ça, j'arrive au début de la rando un peu avant 9 heures... c'est déjà tard ! Ouf la vue est dégagée sur Cilaos !


Je ne ferai pas exactement le circuit prévu mais tant pis, je n'ai plus trop le choix, l'heure tourne et il commence à faire chaud. Il y a d'ailleurs déjà quelques nuages qui se forment !


De la Fenêtre, le sentier part sur la droite et longe le rempart. Il alterne forêt et parties dégagées qui nous gratifient régulièrement de vues toutes plus belles les unes que les autres. Devant ce spectacle, je retrouve rapidement mon calme et ma sérénités perdus un peu plus tôt !



La première étape est le Piton Cabris qui culmine à 1504 m.

Le sentier descend assez raide avec de nombreuses marches.


Zoom sur Ilet à Cordes


Un éboulis récent

 
Le col du Taïbit et les Trois Salazes


 Tiens ! Un sentier qui me fait de l’œil ! Va falloir que je me penche dessus mais je me demande si ce n'est pas le sentier du Reposoir qui descend d'ilet à Cordes...


Le sentier est parfaitement entretenu. On entend de nombreux oiseaux.


Scène classique mais c'est le seul que j'ai remarqué alors qu'il peut y en avoir plusieurs dizaines en une seule matinée !!


Au fur et à mesure de la progression, les vues changent. On distingue les cases de Bras Sec, au pied du Bonnet de Prêtre (sentier Jacky Inard sur la crête).


Voila la première intersection. Je remonterai par Bras Patates à la fin de la rando, pour l'instant c'est Piton Cabris !


C'est bizarrement le sentier le moins bien balisé que je connaisse et pourtant très fréquenté ! Les panneaux ont fait leur temps. Il faut avoir de bons yeux pour voir qu'ils annoncent des échelles...


Il fait vraiment chaud pour ce raidillon, mais quelle vue ! Et pas un chat.


Voilà la seule "difficulté" : une échelle (et pas DES échelles). Rien à voir avec les 26 échelles de Takamaka ou celles du sentier Inard !


Dans un cirque, le bruit monte, c'est impressionnant. J'entends les véhicules sur la route de Cilaos.



On commence à voir du côté de l'océan (vers Le Tampon...).


Les nuages sont plus présents, ce qui n'est pas pour me déplaire car je dégouline !


Coup d’œil derrière moi : on distingue l'antenne relais un peu dans la brume ; c'est là que se trouve ma voiture... oui, il faudra tout remonter !

En attendant, je poursuis dans l'autre sens. Changement du tout au tout. On amorce la descente dans la magnifique forêt de cryptomérias. 

 
Plus délicat par temps de pluie... mais aujourd'hui, ça déroule tout seul !


Et quand le soleil montre le bout de son nez, ambiance garantie.


On arrive rapidement au croisement. Je fais un crochet par le sentier du Tapage (une partie seulement).


Dans mon dos, les nuages épaississent.


Je suis à la bonne hauteur pour voir encore quelque chose !


Un losto café en fleurs et un parfum très léger


Je me trouve maintenant à flanc de falaise. Le sentier est très agréable, on peut même trottiner si le cœur nous en dit !


Vue plongeante sur le Bras de Cilaos et une boucle de la route


 Cet endroit est idéal ; d'un côté, Cilaos :


de l'autre, la chaîne du Bois de Nèfles et au loin, St Louis. Magique :o)


J'ai même droit à un peu de ciel bleu !


J'arrive à la Butte Fougère :


Une petite plate-forme avec vue imprenable sur la côte. Ici commencent les nombreux lacets qui descendent jusqu'au Tapage. Je fais une halte pour grignoter un bout... je suis seule avec les oiseaux qui chantent et les insectes qui bourdonnent...


La Vierge n'est plus dans son petit abri, seul un angelot s'y trouve accompagné de fleurs.


Je rebrousse chemin et je profite encore mieux de la vue qui est face à moi maintenant. La route aux 400 virages déroule son ruban.


Un gros nuage donne du relief au rempart.


Je rejoins le précédent croisement et continue tout droit. La forêt de cryptomérias se termine, la végétation change.


Ici c'est le règne de la vigne maronne et des longoses, des espèces envahissantes.



La boucle classique remonte par la droite. Mais comme j'aime bien les petits "plus", j'ai prévu un autre détour... je prends un sentier qui n'est pas du tout signalé...


Après une petite descente, j'arrive aux premières cases de la Plaine du Bois de Nèfles. Tranquillité garantie, alors qu'on n'est pas très loin des bruyantes aires de pique-nique des Makes...



Tout est propret, bien aménagé.


Il flotte une délicate odeur : du géranium rosat !!


Il faut suivre les petites flèches blanches en bois indiquant "CANOTS" (pour les Canaux, la fin du sentier qui redescend dans les hauts de St Louis).
En plein milieu du sentier, elle est là, avec ses couleurs vives : impossible de la louper !


Le sentier est à la fois sauvage et entretenu.


Dans un virage, il y a du chèvrefeuille qui embaume sur plusieurs mètres !!


Mélange étonnant de vigne maronne et de fougères arborescentes...


Et puis soudain, la végétation s'écarte et on est surpris par ce que l'on voit :


Une petite zone délicatement aménagée et délimitée par quelques barbelés. Même si le nombre de randonneurs passant par là ne doit pas être bien grand, le cultivateur a tenté de faire passer un message... pas touche !


On a l'impression d'avoir été téléporté en une seconde dans une autre partie de l'île


Le propriétaire, que je vois au loin dans son champ, vend de l'huile essentielle de géranium. Encore faut-il savoir qu'il existe !! (M Poudroux)


Une autre petite case tôle sous tôle et son joli jardin


Soudain, le sentier est plein de boue et la végétation l'envahit. Comme j'avais prévu de faire demi-tour ici, je ne cherche pas à aller plus loin. Mais je me dis que si j'avais fait le circuit prévu initialement, j'aurais dû arriver par là, et aurais-je pu passer ?? En fait, le début de sentier introuvable, c'était un signe !!


Un bigaradier croule sous les fruits qui pourrissent au sol... personne pour les ramasser ?


Ma dernière mission est de trouver la "caverne". Un zoizo la vierge semble me l'indiquer...


Le mini-sentier est indiqué par ce tronc, il faut descendre à gauche !


En quelques dizaines de mètres, sur un étroit sentier glissant mais praticable, me voilà à l'entrée de la caverne.


On peut, avec une lampe torche, y pénétrer et au bout d'une soixantaine de mètres, arriver de l'autre côté du tunnel. Je ne le fais pas car je n'ai pas de lampe, je suis seule, c'est glissant et plein de moustiques !


Demi-tour dans la mini-jungle pour retrouver le sentier...


Je retraverse le petit hameau.


Et je retrouve le grand axe, large et défriché...


Il ne me reste plus qu'à remonter la vallée du Bras Patate et trouver un petit coin pour pique-niquer.


En tout cas, pas par là...


Un gros rocher en plein milieu du chemin fera un siège parfait !


La mini-pause terminée, il me reste un peu moins d'une heure de remontée. Je croise des randonneurs, cette partie étant assez connue.


Ça monte très doucement et régulièrement, jusqu'à rejoindre le premier croisement avec le sentier du Piton Cabris.


On termine par la dernière bonne remontée empruntée moins de 4 heures plus tôt. Mais plus de vue sur le cirque !


Derniers instants de fraîcheur avant de retrouver le four, tout en bas...



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