lundi 6 juillet 2015

Record de France

La randonnée de ce samedi va nous mener dans un endroit magique, d'où l'on peut admirer la plus haute chute d'eau de France : le Trou de Fer, une cascade de 225 m.
Mais au lieu de choisir la facilité, de rouler 2 h en voiture puis d'emprunter la piste forestière pour une tranquille balade, on a corsé un peu l'affaire... forcément !

Nous allons partir de Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie. Monter au gîte, puis emprunter le sentier dans la forêt primaire de Bélouve, jusqu'au nouveau belvédère.


Depuis le parking désert en ce samedi matin (certaines prévisions météo erronées ont dû en dissuader plus d'un), on a une vue parfaite sur ce qui nous attend : un beau rempart !


Le début du chemin traverse les plantations de chouchous, le légume emblématique du cirque.


On commence par s'élever doucement et à découvrir le relief alentour. Piton d'Anchaing, Roche écrite...


Liane chouchou sur fond de Piton des Neiges...


Le sentier en faux-plat laisse place à des marches et des rochers, la vraie montée commence ! Le village se réveille... Très peu de bruit encore.


Les brumes matinales se dissipent, quelle chance on a ! C'est le cirque le plus arrosé de l'île, il a pris 1 mètre d'eau rien qu'en mars dernier !


Les mousses et fougères variées sont les reines et tapissent toute la roche.


Ce très vieux panneau et la structure métallique de l'ancien téléphérique annoncent l'arrivée imminente sur le plateau.


Salazie dans toute sa splendeur !


Le gîte ayant été fermé la veille, il n'y a absolument personne, c'est d'un calme !


Nous reprenons quelques forces puis commençons le sentier du Trou de Fer proprement dit. Ici, une belle forêt primaire avec ses fougères arborescentes et ses tamarins blancs des hauts.


Quelques centaines de mètres sur la piste forestière, qui surprend avec ses conifères (cryptomérias du Japon).


Nouvelle incursion au cœur de la forêt. De superbes arbres torturés sont un tableau à eux tout seuls.



Voilà l'élément indispensable d'une randonnée dans cette région de l'île : la boue !


Franchement, j'ai connu bien pire. Mais il faut toujours être vigilant !


Dernier croisement, on rejoint un chemin aménagé en caillebotis grillagé, qui n'a que quelques années mais qui souffre beaucoup de l'humidité ambiante.


La progression est vraiment aisée.


Et nous arrivons. Avec la boue, les nuages font partie du paysage. Comme c'est l'heure du pique-nique, on s'installe tranquillement et on attend. Ça bouge...


Les nuages vont et viennent, se dissipent... On admire.


Un gros paquet arrive de la mer...


Finalement, ça se dégage encore plus ! C'est en 1990 que les premiers humains ont pu accéder à pied à ce gouffre géant ! Ce sont des spéléologues/grimpeurs expérimentés. Sinon, il vous reste toujours l'hélicoptère... ou ce petit point de vue !


Admirez la belle plateforme qu'il y a maintenant !!


Après avoir fait le plein de glucides lents et rapides, on prend le chemin du retour et on choisit la variante, par la piste. Les dernières tempêtes ont signé leur passage :


Petit pont de bois très irréel dans ce fouillis végétal.


Le caillebotis se finit, la route forestière aussi, on refait en sens inverse la dernière portion. Du sentier il ne reste que les roches et des touffes d'herbe, toute la terre autour a raviné.


Dernière pause technique au gîte avant d'entamer la descente vers le parking. Les gîteurs sont là et il flotte dans l'air une bonne odeur de rougail-saucisse, pour les visiteurs du soir...


Dernier tableau comme seule Dame Nature peut nous offrir. Alors, Végétal ou Minéral ??


Nous sommes à  la voiture vers 15h30... un bon thé chaud et il faut reprendre la route... sans oublier de s'arrêter pour immortaliser le fameux Voile de la Mariée qui plonge dans les cressonnières !!



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