vendredi 24 avril 2015

Changement de programme

Après une nuit réparatrice même si l'absence totale de volets me fait me réveiller plusieurs fois (malgré le masque pris dans l'avion), je me précipite à la baie vitrée : ça va, la montagne est toujours là !

 

Je me rends à l'école d'anglais en empruntant les plus vieilles ruelles de la ville, pavées :


Dans cette ville, le spectacle est partout, il suffit de regarder au bon endroit !


Dans Long Street, de beaux bâtiments victoriens. 


J'apprends que la sortie BBQ prévue par l'école a été annulée. Ça change tous mes plans !! Je remonte à ma chambre (petite suée car le soleil est déjà chaud), mets mes affaires de rando, prends 2 litres d'eau et des barres énergétiques, redescends au centre ville et saute dans un bus rouge à impériale (très bon plan quand on n'a pas de voiture et qu'on veut cibler les sites incontournables d'une ville).


Direction la montagne de la Table, vu le beau temps il ne faut pas laisser passer cette occasion !
On dit que le Cap jouit d'un climat méditerranéen et je suis à peine étonnée en voyant des pins parasols !


En une vingtaine de minutes, j'arrive au départ du téléphérique. Une longue file d'attente s'étire jusqu'à l'extérieur du bâtiment.


Ça m'est bien égal, je vais monter à pied par Platteklip Gorge !


Ce changement de programme me permet de monter avec un temps magnifique, mais aussi de ne commencer la rando qu'à 11 heures, ce qui n'est pas du tout, mais alors pas du tout le meilleur horaire pour s'attaquer à ce genre de marche ! Surtout que ça monte tout de suite très raide, avec de grosses marches, juste sous les câbles...


Un peu plus loin, le chemin bifurque à gauche et reste horizontal un bon moment. Le soleil brûlant à gauche, la réverbération de la roche à droite, je bois, je bois, et j'avance...


 Je découvre, à tous les stades de leur vie, les fameuses fleurs "protea" ; le nom a été donné par Linné en 1771 et vient "du dieu grec, Protée, qui pouvait changer de forme à volonté, car à partir de la même fleur de base, ce genre montre une étonnante variation de formes et de couleurs suivant l’espèce" (source wikipédia) :




Parfois on se croirait presque sur la Canalisation des Orangers !


Je dépasse quelques personnes qui soit sont parties trop vite et maintenant ont les jambes en feu (elles m'avaient dépassée à toute vitesse dès le début), soit sont accompagnées d'un jeune enfant, ce que je déconseille. Il y a encore un sacré bout à grimper et le chemin est toujours horizontal !!


C'est quand même assez spectaculaire !


Je distingue enfin la montée :


Je distingue aussi d'autres randonneurs qui peinent et suent comme moi à grosses gouttes... Vite, atteindre l'ombre !



Je commence à avoir ma dose des grandes marches... Mais ce n'est pas fini !

 

Ça c'est pour vous prouver que je n'ai pas simplement pris des photos sur internet !!

 

Je rejoins enfin la zone à l'ombre et beaucoup de gens qui font la pause. Il y a même un monsieur qui joue du xylophone, c'est assez étrange comme impression, surtout tant qu'on n'a pas vu ce monsieur !


La gorge se resserre et on voit les fameuses roches plates qui lui ont donné son nom.


Je ne fais pas de pause car je ne suis pas sûre de repartir ; autant en finir tout de suite !! J'y suis presque !


C'était bien l'espoir de ce spectacle qui m'a fait avancer :


Il est presque 13 heures, je m'écarte du sentier et me jette sur le chausson à la viande et la banane que j'avais achetés en ville, pour 1,5 euro j'aurais eu tort de m'en priver !


L'avantage de monter à pied, c'est qu'on est dans le calme. Maintenant que je suis au sommet, je vois un tas de gens, arrivés par le téléphérique, et ces gens sont bruyants...


J'ai même la chance de voir un dassie !


Derrière le resto et la boutique de la station, la vue est saisissante :


La descente en téléphérique dure... 4 minutes ! En plus, les cabines tournent sur elles-mêmes !


Je survole le chemin que j'ai emprunté quelques heures plus tôt


Une fois en bas, je reprends le bus et poursuis le circuit. Toujours cette impression de Méditerranée, sauf que c'est l'Atlantique que l'on voit !


On descend sur Camps Bay. De grandes maisons chic se laissent entrevoir au milieu de la végétation.



Sur le front de mer, c'est la Riviera !


Je fais une halte pour marcher sur la plage ; les commentaires dans le bus m'ont appris que l'eau était généralement à moins de 15°, surtout en été car la fonte des glaciers et les courants marins font arriver de l'eau glaciale jusqu'ici ; dommage !!



Ce magnifique établissement n'est pas sur la liste des choses que l'on visite avec mon bus à impériale...


Je comprends que je n'ai pas le bon véhicule !


Je quitte Camps Bay pour remonter vers Le Cap en suivant la magnifique côte. Derrière moi, les 12 apôtres (pourtant il y en a 16 !) veillent sur la baie.




Parfois de jolies maisons se démarquent par leur forme ou leur couleur.


Celui qui prétend qu'il n'y a pas de vent est un menteur ! Même si aujourd'hui, on a eu beaucoup de chance...


Le bus me mène au Waterfront. Inclus dans mon ticket, un tour en bateau dans les canaux. Déjà, je ne savais pas qu'il y avait des canaux et une marina de ce genre !


Tous les appartements ici valent plusieurs dizaines de millions de rands...


Il y règne un calme olympien, seules les mouettes osent troubler cette plénitude.


Pas de bouchons, pas de problème de stationnement, j'ai mon yacht juste en bas !!


On découvre le cœur actif de la ville et la montagne en toile de fond.



On passe devant un hôtel 6 étoiles (je croyais que ça s'arrêtait à 5 !).



La balade nautique terminée, il me reste une dizaine de minutes de bus, mais avec la circulation, c'est un peu plus long. J'en profite pour admirer.


Le centre ville me rappelle vraiment Montréal.


La journée touche à sa fin, je dois remonter à ma chambre. Et là je regretterais presque d'habiter tout en haut de la rue... Allez, un dernier effort !


1 commentaire:

  1. Ça me rappelle plein de souvenirs récents! Finalement, je regrette de n'être pas montée seule à Table Mountain, ça n'a pas l'air si compliqué. Un jour sans vent? ça ne va pas durer...

    RépondreSupprimer