dimanche 14 septembre 2014

Le carré de l'hypothénuse...

Petite leçon de géométrie.
Soit un triangle ABC. Sachant que AB = sentier forestier de Bébour, BC = route forestière Duvernay et Bras Chansons et CA = GR R2, calculez la distance de la randonnée, l'âge de l'organisatrice et le nombre de participants !


Itinéraire Tour des Cafres(image randopitons)

La rando du jour est donc le "triangle Duvernay" et non des Bermudes : personne n'a disparu.
Nous nous retrouvons à 7h30 au point de départ entre Plaine des Cafres et Plaine des Palmistes.
Mais oh mon Dieu c'est quoi tous ces gens !!??


Un bus complet affrété par une association de randonnée ; ils sont près de 50, catastrophe ! Mais la gentille Lune veille sur nous : ils partent par la gauche et nous, par la droite !


Nous nous échauffons (et réchauffons) en longeant les pâturages de Biberon (porte bien son nom vu qu'il y a plein de vaches). Au loin, le Piton des Neiges.


Le temps est avec nous. 


Il n'y a pas grand monde dans les champs.


Le sentier forestier de Bébour commence doucement par presque 4 km de plat.


On suit les barbelés ; puis la végétation se densifie.


On est supposé être sur l'un des coins les plus boueux de l'île. Au vu de la ravine, on se dit qu'on a du bol, il n'a pas plu depuis un bon moment !


Même si l'hiver touche à sa fin, à 1 600 m d'altitude le matin, l'herbe est encore givrée.



Vous avez ici la réponse à l'une des questions : 4 personnes plus 1 photographe = 5 participants ; parfait pour ce genre de rando.


Température idéale pour maintenir le pastis au frais...


Nous entrons dans la foret des bois de couleur donc le sol est tapissée de jolies mousses : vert,


vert et rose,


rose,


puis un petit pied d'azalées blanches ; d'habitude elles sont mauves...


Après un passage en forêt, quelques trouées nous permettent de voir l'horizon. Nous entamons alors une forte descente qui nous donne un bon coup de chaud.


 Des marches taillées dans la roche,


des racines pour s'accrocher, ou se prendre les pieds, c'est selon,


mais comme on avance bien vu que c'est très sec, on a le temps de prendre la carte, le GPS, etc. et de regarder autour de nous pour essayer de déchiffrer le paysage.


On voit que la Plaine des Palmistes est sous le soleil, c'est suffisamment rare pour le remarquer :o)


Puis la vue sur la forêt de Bébour Bélouve et le Piton des Neiges s'étale sous nos yeux.


Encore une bonne descente et nous rejoignons le col de Bébour qui rejoint le gîte. On y trouve même quelques derniers goyaviers.


Petite halte au point de vue. Superbe !


Un groupe de randonneurs heureux !

 

Nous allons continuer au pied de ce rempart, puis il faudra bien remonter sur le plateau...


Un zoom sur le gîte du Piton des Neiges (taches blanches)


Nous empruntons cette route forestière ; c'est trop bien indiqué maintenant !!


Ici on se promène au son des chants d'oiseaux et dans l'odeur résinée des cryptomérias... Moment de plénitude...



Une saignée dans la belle forêt, pour l'exploitation.


Puis les choses plus sérieuses reprennent. Retour sur le sentier.


On a même droit à une petite échelle.


Puis de beaux escaliers. Merci, l'ONF.


On a vraiment chaud et pourtant la végétation omniprésente fait de l'ombre.


Il doit bien pleuvoir toute l'année, pour une telle euphorie végétale, mais aujourd'hui, c'est soleil !



Petit jeu : un randonneur se cache dans cette photo. Sauras-tu le retrouver ?


L'estomac commence à se manifester, alors on s'arrête pour manger ; j'ai une belle vue sur un superbe groupe de fougères arborescentes.


Il faut encore monter un bout. On traverse la ravine Bras Chanson. Toujours très peu d'eau.


On prend encore de la hauteur, ce qui permet d'admirer cette belle forêt sous un soleil écrasant.



On transpire comme en plein été, et en plus ça monte !


Un coup d'oeil à mes chaussures, elles sont aussi propres que ce matin au sortir de la voiture ! On nous avait promis des bains de boue, remboursez !!


Ces caillebotis n'ont aucune utilité vu que c'est TOUT SEC !


Nous finissons par rejoindre le sentier qui descend du gîte du piton des Neiges. Il nous reste une paire d'heures à marcher.


Encore quelques raidillons ; les nuages ont fait leur apparition dans l'Est.


Un petit oiseau a décidé de faire son intéressant :



 
Drôle de comportement non ?! Un bain de soleil ? Un piège pour attirer les randonneurs et les éloigner de son nid ? Il s'est envolé quelques secondes plus tard.

Puis nous arrivons sur la crête et se dévoile le "canyon" du Bras de Ste Suzanne. Époustouflant !


Une arête rocheuse me laisse de la place pour m'asseoir et faire des panoramiques après avoir profité du paysage.

 

Le soleil ne nous laisse aucun répit ! Les nuages restent cantonnés tout là-bas.


L'attraction de la sortie : une grande échelle camouflée dans les branches.


Au loin se dessine Bois Court, d'où on descend vers Grand Bassin ; plus loin, c'est la fête aux nuages.


Un dernier effort...


Demi-tour pour admirer une fois encore ce panorama ; le Piton des Neiges disparaît dans la luminosité implacable du soleil.


Nous en avons fini avec les montées, il reste environ 5 km de pente douce dans ce qui devrait être un bourbier. En fait, de malheureuses flaques... La progression est donc plus qu'aisée !


On a quand même peu de mal à imaginer ce que ça doit donner à la saison des pluies... mais qui viendrait ici après un cyclone, à moins de vouloir apprendre à nager ?


De nouveau, des murs végétaux enchanteurs agrémentent les bas-côtés.


Tout plein de mini fleurs-mousses.



Notre regard se porte désormais vers le sud, la zone du volcan, et les nuages qui montent de la Plaine des Palmistes mais resteront bloqués à cet endroit.


D'autres aménagements qui doivent être bien utiles à certains moments de l'année.


Une petite clairière puis de nouveau une descente avec beaucoup de caillasses.


Quand nous atteignons les premiers pâturages, nous savons que le parking n'est plus très loin.



Le sentier rejoint celui que nous avions emprunté le mois dernier sur le sentier Mollaret/Piton Bleu. Mais avec un ciel bleu et un beau soleil, et des ajoncs et arums en fleur.


Ce ne sont pas les mêmes que ce matin, mais elles sont aussi "à fond" que les autres !


On ralentit pour passer le plus de temps ici ; quelques sonnailles au cou des vaches tintent allègrement.



Fin du périple de 20 km. C'est l'heure d'un petit remontant !!

 






Au fait, vous avez la distance de la randonnée et le nombre de participants ; mais quel est l'âge de l'organisatrice ? Attention il y a un piège... ce chiffre change tous les ans !

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