dimanche 15 juin 2014

Les absents ont toujours tort

Ce matin, lever à 4h30, départ à 5h30 et arrivée à 7h30. Le volcan, ça se mérite...

Sur la route du volcan, petite pause pour immortaliser le Piton des Neiges sous la lune :


Non, je n'ai pas la berlue, ces taches blanches au sol...


de la glace ! Avec de jolis cristaux allongés


Bon je vous le dis tout de go : nous n'avons pas pu voir le fond du cratère Dolomieu pour cause de nuages persistants, mais ce que nous avons vu vaut tous les cratères Dolomieu du monde : la Plaine des Sables givrée !!


Nous voyons bien que les nuages ont déjà entamé leur ascension, nous arrivons juste à temps :


En panoramique c'est pas mal non plus :


 Le Piton Chisny, version Antarctique ; il ne manque plus que les ours blancs :


On se croirait sur le Larzac, sur une départementale pas déneigée !


L'ambiance est aussi fantomatique sur le parking ; un petit café pour nous réchauffer, et on se met en route. Certains sont frigorifiés (short !) mais à leur décharge ne savaient pas qu'il pouvait faire aussi froid sous les tropiques !!! ;o)


Dans la descente des presque 500 marches, on y croit, ça se lève !!!


De mieux en mieux !


Pour commencer en douceur, on saute de bosse en bosse, mais la vigilance est toujours de mise.


Aïe, ça sent le roussi... c'est quoi cette masse blanche à gauche qui avance inexorablement ?


Avec le soleil dans le dos, on peut voir un joli arc en ciel mais les couleurs ne sont pas très vives, il ne pleut pas vraiment, juste de la farine (crachin péi !).


Le soleil réapparaît au bout de 30 minutes quand nous atteignons le croisement au niveau de la Chapelle Rosemont.


La vraie montée commence ; on dépasse une coulée de lave en gratons de 1957.


Mais, qui que quoi qu'est-ce ???? Un revenant surgi de la brume ? Oui c'est bien notre Patounet national ! Mais que fait-il sur un sentier de randonnée ? Une bonne résolution ? ;o))))


Nouvelle réapparition des nuages, qui nous enveloppent rapidement. On se dit que ça va être notre lot de la journée : soleil, farine, soleil, farine... 


Au loin, le rempart où sont garées les voitures. On a déjà bien monté.


Deux types de lave, d'âge et de texture différents


Ici, le toit d'un tunnel de lave s'est effondré, laissant voir ses belles couleurs violacées et orangées.


Ils ont des chapeaux ronds, vive la Bretagne,
Ils marchent sur les gratons, vivent les Bretons !! Toujours bon pied, bon œil ce Pat !


Tant qu'il y a du soleil, il y a de l'espoir, on continue donc vers le belvédère, mais il va falloir sortir les vêtements de pluie car avec le zef glacial, les habits commencent à être bien trempés...



Une petite éclaircie pour profiter d'une fontaine de lave figée sur le vif :





Quand on voit un tel ciel bleu, on regrette que le belvédère ne soit pas dans cette direction !!


Plusieurs formes de lave sur quelques cm²


Ne pas s'éloigner des sentiers balisés, et pas seulement parce que c'est le Préfet qui l'a dit ! Il y a quelques belles crevasses...





Ici la lave a la forme de racines


Nous arrivons au sommet... pas de vue... une trouée de ciel bleu juste au-dessus de nos têtes, mais le cratère reste rempli de nuages comme une coupe de chantilly !


Comme je suis sympa, je vais une nouvelle fois chercher dans mes archives...



Je me rends compte que c'est tellement énorme (on pourrait y mettre la Tour Eiffel) que ça n'avait pas pu entrer en une fois dans mon appareil photo... Donc la photo c'était la fin de l'éruption de janvier 2010.



Revenons à nos moutons et à 2014. Après un petit grignotage, il devient impossible de rester plus longtemps car nous nous refroidissons. C'est reparti, en sens inverse.


Les éclaircies reviennent, mais jamais sur le sommet, donc pas de regret !





Ces gratons sont légers, coupants comme du verre et brillent de milles feux multicolores.

 


Nous croisons de nombreuses personnes qui montent sous ce soleil, ils sont rouges comme des tomates. Finalement c'était pas plus mal de faire l'effort dans la brume !


On approche de midi, la lumière est blanche, on cherche un coin à l'abri du vent pour pique-niquer.


Au passage, coup d’œil à ce qu'on n'avait pas bien vu en montant, pour cause de pluie dans les yeux et de tête penchée pour regarder ou on mettait les pieds !





Toujours ces nuages de l'Est...


Mais on s'en sort plutôt bien, on mange au chaud !


Dernier kilomètre avant d'attaquer la  remontée toute en escaliers allant de 5 cm à 30 cm de haut !


Ici, essai d'un panoramique à 360° (intéressant uniquement si vous avez un écran géant) :
 

 Nous voilà au pied du mur, sans mauvais jeu de mots ! Heureusement que c'est à l'ombre...


Et voilà ! Et même après 2 ans et demi sans randonner, Pat s'est senti pousser des ailes et a marché d'un bon pas. Aucune trace de fatigue sur son visage... Mais quel est son secret ?


Et là je me rends compte que, bien qu'il soit très utile, mon chapeau est vraiment moche bizarre !

2 commentaires:

  1. Je vois que certains ne sont pas fatigués de la semaine ;) Se lever si tôt un dimanche! Bravo à Pat... et à toi!

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  2. Magnifique la plaine des Sables givrée !

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