lundi 28 octobre 2013

Voyage au centre de la Terre


Rien d'autre que ce titre de Jules Verne ne pouvait mieux convenir à cette visite d'un tunnel de lave...
Pour Pat, ce devait être "20 000 lieues sous les mers", mais un vilain virus en avait décidé autrement... Il nous a donc fait un remake de "Je suis malaaaaadeuuuu..." et a préféré rester à la case pour se reposer.

 Donc, direction plein sud, la côte sauvage, verdoyante et ventée. Pause photo à Manapany les bains,


puis direction la "route des laves" (ici la coulée 2007), on ne voyait plus de fumerolles, signe que ça s'est bien refroidi en profondeur (il fait chaud à -40 m maintenant),


Nous nous équipons et descendons un peu la coulée 2004 pour atteindre l'entrée du tunnel,


la végétation a déjà recolonisé le site,


derrière nous, les grandes pentes du volcan sont dans les nuages,


Nous marchons sur une belle lave cordée .


Nous voilà à l'entrée du tunnel. Il fait bon, mais l'air est saturé en humidité.


Et c'est parti pour l'aventure ! Dès le début, on se rend compte que tout cela ne tient qu'à un fil...


D'après notre guide Fred, dans 20 ans, ce tunnel sera complètement effondré...


La pente est douce. Des formes plus bizarres les unes que les autres se révèlent à nous.


Parfois il faut se baisser, voire s'accroupir.


Ici on dirait la proue d'un bateau, en fait on est à la jonction de deux tunnels.


La progression est plutôt aisée.


En étant un peu attentif, on découvre des formes vraiment originales !



Ici la goutte a défié les lois de la gravité avant d'être figée...



Le plafond s'est effondré...


La surface n'est pas très loin, on voit les racines des arbres venus chercher le frais et l'humidité.


Un peu plus loin, encore d'autres formes psychédéliques au-dessus de nos têtes :



Cette couleur orangée révèle la présence de soufre :


Le tunnel comporte de nombreuses ramifications :


On voit parfois aussi un trou d'aération, qui nous rappelle que la croûte au-dessus de nos têtes n'est vraiment pas épaisse !



Le port du casque est plus que justifié !


À cet endroit, un morceau de plafond s'est écroulé, révélant de jolies couleurs :


Plus loin, nous entrons dans une "salle" vraiment haute :

Que peut bien être cette forme cylindrique et rectiligne sur plusieurs mètres de long ?

Tout simplement la trace d'un tronc d'arbre qui a été consumé sur place et la lave s'est refroidie en conservant la forme du tronc !

Déconseillé à ceux qui ont mal au dos ou aux genoux...


Restons dans l'actualité : voilà le "requin" la gueule grande ouverte !


On imagine bien la lave devenue très visqueuse qui s'est écoulée lentement pour former ces petits tas qui ont figé presque instantanément :


Ici (avec un effort d'imagination), on voit le "dodo" !



Encore une autre invention de la lave :


 

Au sol, ce gros bloc orange tranche avec la grisaille environnante :


Le passage le plus délicat, rien de bien méchant :

Ce morceau a été coupé net, révélant une bulle de gaz aux parois lisses et brillantes :


Dire qu'il a fait 1 200 °C là-dedans...

Ici, quelques plissés originaux :


Nous sortons par un autre endroit ; petite pause pour réhabituer nos yeux à la lumière du jour.


Un joli pilier naturel


Dernier coup d'œil au-dessus de nos têtes :

Nous revoilà à l'air libre. On découvre la "tranche" des laves cordées :


Il est 13h30, il est grand temps d'aller pique-niquer ! Direction le vieux port du Tremblet.


La mer est houleuse



Nous allons nous installer sur la plage d'olivine qui avait été créée par l'éruption de 2007.

Un bon punch, un pique-nique sur une plage quasi-déserte, rien de tel pour couronner une journée réussie :o)

On aura même eu la visite d'un petit Bernard l’ermite :

À bientôt pour de nouvelles aventures !

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