lundi 29 avril 2013

Dépaysement

Quelle est la différence entre

 et
?

Entre

et 
?
Ou encore entre
et
 ?

Les premières sont des photos prises en Auvergne, et les secondes, des photos prises hier à la Réunion, dans la région des Plaines (entre Plaine des Cafres et Plaine des Palmistes) !

Oui, ce dimanche nous avons voulu respirer l'air frais des hauts, humer le fumier, zigzaguer entre les bouses... Direction Bourg-Murat, au coeur de l'île, puis on rejoint le GR2 qui traverse l'île du Nord au Sud.

La vue sur le sommet de l'île est plutôt époustoufflante !! Surtout qu'ici il fait gris et pluvieux 300 jours par an...



Nous continuons à prendre de la hauteur.


En contrebas nous pouvons même apercevoir le bord de mer !


Un peu avant le piton Textor nous bifurquons à droite, vers Nez-de-Boeuf et sa vue imprenable sur la Rivière des Remparts.
Imprenable ??? Sauf par les nuages !

En attendant, on fait une petite photo de groupe avec un appareil accroché dans les branches...

Puis on entame la redescente, on en prend plein les yeux.

Difficile de croire que l'on est à 1 h de route des cocotiers et du lagon...



Direction le plus gros tamarin de l'île : Tamarin Dodo (faut bien dormir pour devenir aussi gros).

Mercedes (oui, celle qui s'était ouvert le front il y a 15 jours), parfaitement remise de ses émotions, veut à nouveau tenter le diable en grimpant sur l'arbre ! Tout le monde regarde, les appareils photos sont armés, prêts à immortaliser un nouvel événement... (ça pourrait rapporter combien, à VidéoGag ?).


Après un très agréable pique-nique sous cet arbre majestueux, nous repartons en direction des "Trous Blancs", en longeant la forêt de cryptomérias du Japon.

 


Nous arrivons aux fameux Trous Blancs, des cratères provoqués par une explosion suite à une accumulation de pression (ou "cratère de maar" , il y en a plein en Auvergne aussi). Les nôtres ne sont pas remplis d'eau. Le silence qui règne ici est impressionnant.


Nous continuons la descente. Puis les choses se corsent. Le balisage laissant un peu à désirer, nous débouchons un peu plus loin que prévu sur la route du Volcan. Entre cartes IGN et GPS sur smartphone, on va y arriver !


Suffisait de savoir qu'il fallait emprunter la piste équestre,



tourner à gauche dans une prairie au niveau de la retenue collinaire et avancer "au pif",


passer sous, ou par-dessus, ou à travers divers barbelés, contourner le Piton Rouge (qui n'est pas du tout rouge !)

 traverser d'autres larges prairies, heureusement désertes,


et enfin rejoindre le GR2 qui nous mènera en 20 minutes au parking !


Et pour bien finir cette rando auvergnate euh! non, réunionnaise, petit détour par le Palais du fromage :


large choix de fromages frais, crémeux, au piment, combava, herbes, avec du miel... diverses pâtisseries, des crêpes, des gauffres...Décidément, j'adore la randonnée !




mercredi 24 avril 2013

Le mercredi au soleil...

...c'est quelque chose qu'on a toujours ici !!

Ce midi, déjeuner avec ma copine Martine qui s'envole ce soir pour l'Allemagne (accompagnement d'un voyage scolaire).
La pauvre, elle a bien besoin de faire le plein de soleil !
Nous nous retrouvons donc en bord de mer, dans un resto idéalement situé ; cuisine créole (rougail saucisses, espadon grillé, sorbet goyavier...) et métro, brumisation pour nous raffraîchir, petite brise...et vue qui donne envie de faire la sieste plutôt que d'aller travailler !


Je l'envie un peu de voyager... mais un voyage avec 25 ados, est-ce vraiment des vacances ??

lundi 22 avril 2013

La gourmandise n'est pas toujours un vilain défaut

Ben non. Suffit de se dépenser suffisamment à côté !
Hier était donc le jour de ma rando "chocolatanier" (chocolat + Latanier, le nom de l'ilet dans Mafate). Je l'avais prévue pour le lundi de Pâques, mais entorse oblige, je l'avais décalée.
J'étais accompagnée par deux courageuses (et gourmandes !) : Marie-Élise et Petra, toutes les deux infirmières. Oui je sais, on n'est jamais trop prudent !! Je prends mes précautions maintenant !!

Le trajet consistait en la plus longue partie plate à la Réunion : la canalisation des Orangers, mais au lieu de monter aux Orangers, nous allions descendre vers les Lataniers, îlet beaucoup moins fréquenté.

Ce trajet intéresse peu de randonneurs, qui le trouvent monotone et long : 28 km aller/retour et un peu moins de 500 m de dénivelé cumulé, plutôt rare ici !



Sauf qu'il offre des points de vue incroyables sur la Rivière des Galets (on la surplombe à 700 m d'altitude environ, tout du long), et sur Mafate au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans le cirque.
Le sentier est presque plat, et plutôt régulier (bon pour moi !).



Nous sommes parties à 7 h 30 du matin,  une belle lumière inondait déjà le cirque, même si des nuages commençaient à déborder de Salazie.


Passage rafraîchissant (si besoin était) vers la Cascade Flamant, pas très en eau ce jour-là.




Attention, ça glisse...



Bon, pour ce sentier, faut quand même ne pas avoir le vertige !!


On devine quelques cases dans le fond...


Passage d'un petit tunnel bien ventilé, puis le spectacle s'offre à nous.

On distingue le barrage, et la passerelle du bras d'Oussy.


Au centre, notre destination (c'est loin encore ???!!).


 Les bibs, habituelles compagnes des randonneurs (remarquez comme le petit mâle se tient bien à distance de la femelle !).



 Une jolie cascade, inacessible.


Au bout de 3h30 de marche, nous arrivons au croisement.


Il faut franchir une ravine, emprunter des passerelles, descendre des marches, sous un soleil de plomb (et on pense à la remontée, non sans une certaine appréhension !!!)


Au loin, sur le flanc de la montagne, on devine le sentier, bien horizontal, que l'on vient d'emprunter.



Nous arrivons aux Lataniers, il est midi, le ventre crie "Famine, famine !!", il nous faut trouver un site de pique-nique.
On passe d'abord entre deux gîtes.



Au bout d'un champ de haricots, nous trouvons LE site parfait : sous les filaos, en haut d'une crête où une légère brise souffle.



Le repas et le repos nous sont salutaires, on commençait à en avoir plein les pattes !


Et en guise de dessert, nous sortons nos gourmandises : tarte, macarons et chocolats.


N'est-ce pas le paradis sur Terre ?

Avec toutes ces calories engrangées (!), nous pouvons reprendre le chemin du retour d'un bon pas.
Le soleil a la bonne idée de se cacher derrière des nuages pendant que nous remontons les escaliers jusqu'au sentier.
Les paysages continuent de nous ravir.



Nous aurons marché en tout 8 heures ; mon cardiofréquencemètre indiquera 3 716 kcal consommées depuis le matin !! Je reprendrai bien un peu de chocolat, moi...